Education
Sénégal: les enseignants réclament une augmentation des indemnités logement
Publié le jeudi 22 mars 2018 | RFI

© aDakar.com par SB
Grand marche nationale des syndicats d`enseignants Dakar, le 17 février 2018 - Des différents syndicats d`enseignants ont manifesté, vendredi, en début d`après-midi, à Dakar pour exiger le respect des accords signés avec l`État. Ils ont tenu une grande marche nationale. |
|
Au Sénégal, les perturbations dans le secteur de l'éducation se poursuivent avec un appel à la grève totale lancé mercredi 21 mars. Les dernières discussions entre les six principaux syndicats et les autorités sénégalaises se sont soldées par un échec après avoir buté sur l'indemnité de logement dont les syndicats réclament l'augmentation. Les grèves à répétition paralysent l'enseignement depuis plusieurs mois au Sénégal.
Aliou Dione, professeur d'histoire géographie à Dakar, habite avec sa famille dans un petit appartement d'un quartier populaire. C'est ce que son salaire d'enseignant lui permet de payer à Dakar. Alors cette semaine, il a décidé de participer au mouvement social et de faire grève.
« Le salaire et l’indemnité, le tout réuni, ne permettent pas à l’enseignant de vivre de façon décente et cela impacte sur la qualité des enseignements et des apprentissages », explique-t-il.
Depuis dix ans les indemnités de logement des enseignants n'ont pas augmenté. Elles sont de 60 000 francs CFA, et c'est selon les syndicats, insuffisant pour se loger dignement. Passer à 100 000 francs CFA d'indemnités mensuelles ; c'est ce que ces syndicats d'enseignants demandent. Les autorités elles proposent 75 000 francs CFA.
« Nous sommes un pays sous-développé, il faut que tout le monde le comprenne. Nos ressources sont limitées et on ne peut pas aller au-delà de nos possibilités financières », affirme Mohamed Diagne, un responsable du ministère de l’Education.
Le baccalauréat, le brevet de fin d'études moyennes et le certificat de fin d'étude élémentaire doivent se tenir comme prévu dans trois mois. Mais dans les établissements qui suivent le mouvement social, les élèves ont pris beaucoup de retard. Abdoulaye Fané, le président de l'Union nationale des parents d'élèves, craint une année blanche. « Nous comprenons le sentiment des syndicalistes mais à côté du droit de grève, il y a le droit à l’éducation que les syndicalistes doivent prendre en compte », a-t-il déclaré.
Depuis quelques jours, ce sont les élèves eux-mêmes qui ont manifesté pour demander aux autorités et aux syndicats de trouver enfin une solution à la crise scolaire.
Commentaires
Dans le dossier
Dans le sous-dossier
Sondage
Aucun sondage disponible
Voir les archives
Autres articles
UA: 44 pays signent un accord pour une Zone de libre-échange continental
RFI - 22/3/2018
Léopold Sédar Senghor, un poète-président à la BnF (Vidéo)
RFI - 20/3/2018
Lancement de la 23e Semaine de la langue française et de la Francophonie
RFI - 17/3/2018
Sénégal: 7 morts et 13 blessés dans le crash d’un hélicoptère militaire
RFI - 15/3/2018
Sénégal: un célèbre chroniqueur de télévision accusé d’apologie du viol
RFI - 15/3/2018
Tous les articles d'actualités
RFI - 22/3/2018
RFI - 20/3/2018
RFI - 17/3/2018
RFI - 15/3/2018
RFI - 15/3/2018
