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La réaction du président Sall à la lettre ouverte d’Idrissa Seck en exergue
Publié le vendredi 16 fevrier 2018  |  Agence de Presse Sénégalaise
L`adoption
© aDakar.com par MC
L`adoption du code de la presse continue de faire débat au Sénégal
Photo: Revue de presse; Journaux
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Les quotidiens parvenus vendredi à l’APS traitent principalement de sujets partant de plusieurs thématiques pour mieux irriguer l’actualité politique, nombre de parutions revenant par exemple sur la réaction du président de la République Macky Sall à la lettre ouverte à lui adressée l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.


L’ex maire de Thiès avait demandé au chef de l’Etat de publier l’accord bilatéral que le Sénégal a récemment signé avec la Mauritanie dans le domaine de l’exploitation des hydrocarbures.

Ce à quoi le président Sall a répondu, dans des propos rapportés par plusieurs journaux dont Enquête qui en a fait sa Une. "C’est méconnaître les mécanismes de l’organisation de l’Etat que de penser qu’un accord signé entre deux pays puisse être gardé secret", a-t-il dit.

"Macky fait le prof", selon Tribune citant d’autres déclarations du président de la République sur ce sujet. "On ne peut pas avoir des débats sur des non-sujets", tranche le chef de l’Etat, d’autorité.

Suffisant pour que Libération jubile : "Macky ridiculise Idy", affiche ce journal. "Le chef de l’Etat a renvoyé Idrissa Seck à l’école de la coopération. Pour Macky Sall, poser certaines questions (relève) de l’ignorance", ajoute Libération.

"Macky-Idy : ça sent le gaz", affiche le journal Le Quotidien, se faisant l’écho des mêmes déclarations de Macky Sall rapportées par les autres journaux, mais surtout la publication donne la parole à l’ancien Premier ministre qui réplique à la réaction du chef de l’Etat sur sa lettre ouverte.

"Ne fuyez pas le débat et merci de ne pas occulter Petro Tim", déclare le président du parti Rewmi, en allusion à la filiale sénégalaise de PetroTim Limited, créée par le Chinois Eddie Wong dans le cadre du contrat de recherche et de partage de production en vue de la prospection et de l’exploration des blocs Cayar offshore profond et Saint-Louis offshore profond.

Aliou Sall, maire de Guédiawaye (banlieue dakaroise) et frère du président Sall, fut le gérant-salarié de PetroTim Sénégal, de juillet 2012 à décembre 2014. Timis Corp, de l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis, a ensuite acquis la participation de PetroTim Limited (90%) dans ces gisements de gaz.

Aliou Sall devient alors salarié de Timis Corp. Sénégal, une succursale créée pour les besoins du contrat d’exploration, avant d’être chargé de contribuer aux activités du groupe en Afrique de l’Ouest. Il a par la suite démissionné de la branche sénégalaise du groupe Timis Corporation pour mettre fin à la polémique à ce sujet.

Sud Quotidien laisse entendre que les déclarations du président de la République et de l’ancien Premier ministre, par voie de presse interposée, préfigurent un "duel avant l’heure", les deux pouvant être amenés à s’affronter lors de la prochaine présidentielle de 2019.

Pour le reste de sujets politiques, plusieurs quotidiens, à l’image du Soleil, notent que Bamba Fall, le maire socialiste de la commune d’arrondissement de la Médina, à Dakar, "se rapproche de la majorité" au pouvoir.

La presse tire cette lecture des déclarations de l’édile à l’endroit du Premier ministre, venu lui présenter les condoléances du président de la République à l’occasion du rappel à Dieu de son oncle.

"Si le pays a besoin de moi, je répondrai sans hésiter", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par L’Observateur et plusieurs quotidiens. "Je ne me soucierai pas du parti auquel j’appartiens ou d’une quelconque personne", ajoute Bamba Fall, qui compte parmi les soutiens les plus en vue du maire de Dakar, Khalifa Sall.

Ce dernier, en détention préventive depuis le 7 mars dernier pour malversations présumées portant sur 1,8 milliard de francs CFA, a vu son procès démarrer le 14 décembre dernier.

Le concerné, avec l’aide de ses avocats, n’a depuis cessé de lier cette affaire à un "complot politique" visant à le punir de ses ambitions, l’édile étant considéré comme un candidat potentiel à la présidence de la République.
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