Économie
Moubarack Lô, économiste en chef du Premier ministre: "Le Sénégal n’est pas encore un pays émergé"
Publié le mardi 25 avril 2017 | Sud Quotidien
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Le Sénégal aurait encore beaucoup d’efforts à faire pour atteindre la vitesse de croisière qui lui permettrait d’être un pays «émergé». C’est la conviction de l’économiste et statisticien de formation, Moubarack Lo, qui était hier, dimanche 23 avril, l’invité de l’émission politique Grand Jury de la Radio futurs médias (Rfm). Après avoir fait une ébauche des indices de l’émergence, l’économiste en chef du Premier ministre (Pm) du Sénégal a fait tout de même savoir que le pays est dans la bonne dynamique.
L’émergence criée sur tous les toits par le régime du président Macky Sall ne serait pas encore atteinte au Sénégal. C’est du moins ce que semble dire l’économiste et statisticien de formation, Moubarack Lo. Invité à l’émission Grand Jury de la Rfm hier, dimanche 23 avril, l’économiste en chef du Premier ministre (Pm) du Sénégal, Mahammed Boun Abdallah Dionne trouve qu’à ce jour, «le Sénégal n’est pas encore un pays que je peux appeler pays émergé». Cela, même si par ailleurs il estime que dans l’indice trouvé, «sur 115 pays, le Sénégal était autour de 75». Ce qui, à son avis, montre que le pays «se classe dans la moitié supérieure en Afrique». Il reste tout de même persuadé que «nous avons encore beaucoup d’efforts à faire pour devenir un pays émergé», même si «la dynamique est là».
Pour s’en convaincre, le Conseiller spécial du Pm a fait une ébauche des indices de l’émergence, tel que consignés dans son livre publié aux éditions l’Harmattan et intitulé “L’émergence économique des Nations : définitions et mesures“. En effet, M. Lo qui y a théorisé l’émergence comme une étape vers la convergence avec les pays développés et proposé une méthode de l’émergence, trouve qu’il y a 3 indices à observer pour être pays émergé. Tout en définissant une Nation émergente comme «un pays qui attire l’attention», il a indiqué qu’il faut tout d’abord «un pays qui a une croissance rapide et durable». Cela, non sans citer les exemples de la Malaisie (1970-1997) avec un taux de croissance moyen de 7%, et la Chine, qui connait depuis 1990 des rythmes effrénés de développement. Donc, pour lui, «il faut avoir des taux de croissance élevés pendant 10, 15, 20 ans de 7 à 10%».
Poursuivant, l’économiste et statisticien trouve ensuite qu’il faut faire une transformation structurelle. Pour lui, «il est important de diversifier les secteurs et de transformer les produits». Il explique, en fait, que dans beaucoup de pays africains, le pétrole, le gaz tout comme les matières minérales ou les produits de la forêt, voire même les produits de la terre, sont exportés sans être transformés. Comme troisième indice, M. Lo a indiqué qu’il faut être un acteur des échanges mondiaux. A son avis, «vous devez exporter des produits manufacturés». Il précisera, toutefois, que «tout ceci doit se faire dans un cadre macroéconomique sain» au risque de connaitre plus tard des retournements de conjoncture et un développement freiné de manière rapide.
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