Le Tribunal de grande instance de Paris a débouté le Sénégal dans sa plainte portant sur la saisie des appartements du 16ème arrondissement de Paris de Karim Wade et Bibo Bourgi en exécution de l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) qui condamne en outre l’ancien ministre et l’homme d’affaires à s’acquitter chacun d’une amende de plus de 138 milliards FCFA.
Lors de son audience de lundi, le Tribunal de Paris a débouté l’Etat sénégalais qui voulait la confiscation des biens de Karim et de Bourgi en France.
Pour les avocats du fils de Wade, condamné en mars 2015 à six ans de prison avant d’être libéré en juin 2016 à la faveur d’une grâce présidentielle, «ce jugement, solidement argumenté écarte l’une après l’autre les accusations portées contre Karim Wade en constatant qu’aucun des faits invoqués contre lui ne constituait une infraction».
«Ce revers, poursuivent-ils, s’ajoute à une longue série de déconvenues judiciaires infligées à l’Etat du Sénégal, par la Cour de Justice de la CEDEAO, par le Procureur de Paris qui a classé sans suite la plainte déposée contre Karim Wade et par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire. Ce nouveau désaveu cinglant confirme que les arrêts de la CREI et de la Cour Suprême du Sénégal visant M. Karim Wade sont dépourvus de toute valeur».
TE/cat/APA