Le président Macky Sall a suggéré mercredi à ses pairs de la CEDEAO d’indemniser les familles des victimes des violences consécutives au coup d’Etat au Burkina Faso.
"Je recommande (…) que l’organisation dégage, à titre de solidarité humanitaire, une enveloppe d’un million de dollars, pour indemniser les familles des personnes décédées et les blessés, suite aux évènements consécutifs au coup d’Etat du 17 septembre", a déclaré le président en exercice de la CEDEAO.
Entre trois et 10 personnes ont été tuées dans ces violences, selon différentes sources.
Macky Sall a fait cette proposition à l’ouverture d’un sommet extraordinaire de l’organisation régionale, dans la capitale fédérale nigériane.
Les présidents Thomas Yayi Boni (Bénin), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), John Mahama (Ghana), Mouhamadou Issoufou (Niger), Muhammadu Buhari (Nigeria) et Faure Gnassingbé (Togo) prennent part à la réunion.
Sept autres pays de la CEDEAO sont représentés à un niveau inférieur : Cap-Vert, Gambie, Liberia, Sierra Leone, Guinée, Guinée-Bissau, Mali et le Burkina sont représentés à un niveau inférieur.
Les participants du sommet discutent depuis 12h GMT de la dizaine de propositions contenues dans le "projet d’accord" élaboré la semaine dernière à Ouagadougou, lors de consultations menées par Macky Sall et Thomas Yayi Boni avec les militaires, les hommes politiques et la société civile, à la suite du coup d’Etat survenu jeudi dernier au Burkina Faso.
Les conclusions des chefs d’Etat seront présentées aux protagonistes de la crise née du putsch perpétré par une élite d’élite de l’armée burkinabè.