Nommé directeur de cabinet du président de la République, Oumar Youm est remplacé au ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire par l’ancien ministre du Tourisme Abdoulaye Diouf Sarr. La passation de service a eu lieu hier, mardi 7 juillet, à la salle de conférence dudit ministère. Cette cérémonie marque le début d’un important travail qui commence par « l’évaluation de l’acte III de la décentralisation », a fait savoir le nouveau patron du ministère de la Gouvernance locale.
Suite au réaménagement du gouvernement opéré le lundi 22 juin par le Président de la République qui a vu Abdoulaye Diouf Sarr, précédemment ministre du Tourisme et des transports aériens, devenir ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire en remplacement de M. Omar Youm, la cérémonie de passation de service a eu lieu hier, mardi 7 juillet, à la salle de conférence dudit ministère.
Prenant la parole d’entrée, M. Oumar Youm a tenu à remercier le président de la République avant de s’épancher sur son désormais ex-ministère. Il a affirmé à ce niveau que « ce secteur est très sensible car plusieurs questions sont liées à ce ministère ». Sa gestion demande donc, selon lui toujours, « de la diplomatie politique, mais aussi un accompagnement des agents et collaborateurs par un dialogue constant ». Au final, Me Youm a demandé aux agents du ministère de donner le même engagement, la même motivation pour accompagner leur nouveau patron.
Prenant la parole, Abdoulaye Diouf Sarr s’est félicité de la confiance placée en sa personne par le chef de l’Etat qui lui a confié « un département aussi important et très stratégique qui doit être le socle territorial du Plan Sénégal émergent (Pse) ». Toutefois, pour le nouveau ministre de la Gouvernance locale, la première mission consiste, « sur instructions du Président », à l’évaluation de « l’importante » réforme dite Acte III de la décentralisation. « Une première phase de l’Acte III de la décentralisation a été mise en œuvre et il faut, avant d’avancer, faire une évaluation pour apporter les corrections, les ajustements nécessaires pour envisager l’avenir avec plus de clairvoyance. Voilà ce que le chef de l’Etat nous a demandé de faire lors du dernier conseil des ministres. Nous allons essayer de respecter la date qu’il nous a fixée (fin du mois) pour avoir les contours de la situation de la première phase de l’Acte III ».
Dans la foulée, Abdoulaye Diouf Sarr indiquera que, par cette réforme, « le Président veut simplement dire que le développement du Sénégal va s’organiser sur des pôles territoires, une harmonisation et une correction des inégalités territoriales par la décentralisation des ressources. C’est un chantier extrêmement important et nous en avons compris l’enjeu ».