L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) persiste et signe dans sa posture par rapport au Code général des collectivités locales et à la déclaration de patrimoine. Réunis ce jeudi 06 février 2014, Djibo Leïty Kâ et cie ont réaffirmé leurs critiques et autres suggestions vis-à-vis de ces deux problématiques qui font l’actualité politique au Sénégal.
C’est ainsi que l’Acte III de la décentralisation, sur lequel l’Urd n’a cessé de se prononcer depuis son avènement, est encore revenu sur la table de Djibo Kâ et ses compagnons. La formation politique, membre du pôle des Indépendants, a lancé encore un appel au président de la République « pour qu’il fasse bouger les choses ».
L’Urd estime en effet qu’il n’est point besoin d’autre chose que de « l’appel au sens patriotique qui commande de ne pas laisser au bord du chemin (exclure, donc ) la majorité du peuple sénégalais qui n’est pas instruite dans la langue française ». Faisant allusion à la loi imposant à tout prétendant à une quelconque collectivité locale de savoir lire et écrire en français, Djibo Leïty Kâ et cie disent rester invariables sur ce point.
Tout en rappelant en outre que l’obligation de la Déclaration du patrimoine, au début et à la fin des mandats, figure en bonne place dans ses statuts depuis toujours, l’Urd dit constater cependant que « ce projet semble avoir disparu des radars, mais qu’il faut le mener jusqu’à son terme ».
Revenant par ailleurs sur la campagne arachidière, le parti de Djibo a déploré, encore une fois, le fait qu’elle « ne trouve toujours pas ses marques ». Et de faire remarquer, dans la foulée, que là aussi, « la concertation inclusive reste de rigueur, de même que les acteurs concernés devraient respecter leurs engagements de part et d’autre ». Cette invite à la concertation inclusive devrait aussi toucher la problématique de l’émigration clandestine qui « reprend de plus belle dans notre pays », selon l’Urd.
Notant que ce problème douloureux, étroitement lié à celui lancinant de l’emploi des jeunes, demeure une préoccupation majeure pour eux, Djibo Kâ et cie ont lancé un appel dit pressant au gouvernement et à la société civile pour une concertation nationale sur la question, « afin que des solutions ou tout au moins des propositions de solutions idoines lui soient trouvées ».