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SAF : le Sénégal franchit un cap vers une filière nationale
Publié le lundi 14 septembre 2026  |  Agence de Presse Africaine
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© Autre presse par DR
SAF : le Sénégal franchit un cap vers une filière nationale
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Le Sénégal dispose désormais d’une meilleure visibilité sur ses atouts et les conditions nécessaires au développement d’une filière nationale de carburants d’aviation durables (SAF), a déclaré lundi le directeur général du Bureau régional de l’OACI pour l’Afrique occidentale et centrale, Romain Ekoto.

« Le Sénégal dispose désormais d’une meilleure visibilité sur ses atouts et sur les conditions nécessaires pour développer et structurer une filière SAF », a indiqué le directeur régional de l’OACI, lors de la présentation du rapport de l’étude de faisabilité sur les carburants d’aviation durables au Sénégal, organisée par l’ANACIM à Dakar.

Réalisée dans le cadre du programme ACT-SAF de l’OACI, avec le soutien financier de l’Union européenne, l’étude lancée en septembre 2025 a porté sur les ressources disponibles, les technologies de conversion, les infrastructures, les conditions du marché ainsi que les aspects économiques et réglementaires.

Elle identifie plusieurs matières premières susceptibles d’être valorisées pour la production de SAF, notamment la mélasse de canne à sucre, le typha, la pomme de cajou, le neem et le jatropha.

Selon le directeur général de l’ANACIM, Dr Diaga Basse, le Sénégal dispose également d’un potentiel énergétique et industriel ainsi que d’une position géographique favorable. Il souligne toutefois que ces atouts doivent être structurés pour permettre l’émergence d’une filière « compétitive, durable et économiquement viable ».

Le développement des SAF devra, selon lui, mobiliser plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’énergie, l’environnement, l’industrie, la recherche et la finance.

La prochaine étape sera la réalisation d’une Business Implementation Study, destinée à approfondir les modèles économiques, les technologies, les besoins d’investissement et les mécanismes de financement afin de faire émerger des projets « concrets, compétitifs et bancables ».

Pour Romain Ekoto, cette dynamique pourrait contribuer à la décarbonation du transport aérien tout en créant de nouvelles opportunités économiques, industrielles et d’emploi. Le Sénégal pourrait ainsi se positionner comme un acteur du développement des SAF en Afrique de l’Ouest.

De son côté, le directeur général de l’AIBD, Cheikh Bamba Dièye, a assuré que l’aéroport était prêt à accompagner cette démarche. Il a notamment évoqué les initiatives engagées dans le domaine de la transition énergétique, dont un projet de champs solaires de 18 MW assorti d’une capacité de stockage annoncée de 50 MW.

Pour les autorités sénégalaises, l’enjeu est désormais de transformer les résultats de l’étude de faisabilité en projets concrets et de faire des SAF à la fois un levier de décarbonation et une opportunité de développement industriel pour le pays.

TE/Sf/APA
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