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Afrique de l’Ouest : les parlementaires appelés à renforcer la lutte contre les flux financiers illicites
Publié le vendredi 10 juillet 2026  |  aDakar.com
Afrique
© aDakar.com par DR
Afrique de l’Ouest : les parlementaires appelés à renforcer la lutte contre les flux financiers illicites
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Les parlementaires des États membres de la CEDEAO ont été invités à renforcer le contrôle des finances publiques et la coopération régionale afin de lutter plus efficacement contre la corruption, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites, qui coûtent à l’Afrique près de 88,6 milliards de dollars chaque année, a-t-on appris jeudi 9 juillet 2026 .

Cet appel a été lancé à Accra lors d’un séminaire organisé par le Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), consacré au rôle des commissions parlementaires des comptes publics dans la prévention des crimes financiers et l’amélioration de la gouvernance budgétaire.

La rencontre a réuni une quarantaine de parlementaires issus des commissions des comptes publics des pays de la CEDEAO afin d’identifier des pistes de renforcement du contrôle parlementaire, de la gestion des finances publiques et de la coopération régionale contre les infractions économiques.

Dans un message lu en son nom, le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a rappelé que les pertes liées à la corruption et aux flux financiers illicites privent le continent de ressources susceptibles de financer des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.

Le directeur général du GIABA, Edwin W. Harris, a souligné que la corruption, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites constituent des menaces interdépendantes qui freinent le développement économique et affaiblissent la gouvernance. Selon lui, ces pertes représentent environ 3,7 % du produit intérieur brut du continent.

Il a également relevé plusieurs insuffisances dans les dispositifs nationaux, notamment en matière de transparence sur les bénéficiaires effectifs, de passation des marchés publics et de gouvernance, autant de facteurs favorisant les crimes financiers.

Les participants ont plaidé pour une coopération accrue entre les parlements, les institutions de contrôle, les cellules de renseignement financier, les organismes de lutte contre la corruption, la société civile et les médias afin de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques.



KM

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