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Révision de la Constitution au Sénégal : Ousmane Sonko prend acte de la décision du Conseil constitutionnel et réaffirme le rôle du parlement
Publié le vendredi 10 juillet 2026  |  aDakar.com
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© aDakar.com par DR
Révision de la Constitution au Sénégal : Ousmane Sonko prend acte de la décision du Conseil constitutionnel et réaffirme le rôle du parlement
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Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a réagi jeudi 9 juillet 2026 à l’annulation par le Conseil constitutionnel de la loi n°18/2026 portant révision de la Constitution, appelant au respect de la décision de la haute juridiction et au maintien du fonctionnement normal des institutions.

Dans un message publié après la décision du Conseil constitutionnel, l’ancien Premier ministre a déclaré prendre acte du verdict rendu par les juges constitutionnels, estimant que celui-ci « s’impose à tous ».

« Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : cette décision s’impose à tous ! Dont acte ! », a-t-il écrit.

Ousmane Sonko a également souligné que cette situation illustre, selon lui, le fonctionnement normal d’un État de droit lorsque chaque institution agit dans le cadre de ses prérogatives.

« En démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d’action, aucune crise ne peut survenir », a-t-il déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale a assuré que le Parlement poursuivra ses missions constitutionnelles, notamment l’examen et l’adoption des textes législatifs. « Des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple », a-t-il ajouté.

La réaction d’Ousmane Sonko intervient après la décision n°6/C/2026 du Conseil constitutionnel qui a déclaré contraire à la Constitution la loi de révision adoptée le 29 juin par l’Assemblée nationale.

Saisi par le président Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel a relevé des irrégularités dans la procédure d’adoption du texte, notamment la création de nouvelles charges publiques sans mécanisme de financement prévu et le non-respect de la procédure du « vote bloqué ».

Cette décision marque une nouvelle étape dans le débat institutionnel sénégalais, sur fond de tensions politiques entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, désormais président de l’Assemblée nationale.
KM

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