À Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a exhorté le gouvernement à anticiper les effets de la crise géopolitique au Moyen-Orient, dont les répercussions commencent déjà à peser sur l տնտեսmie sénégalaise.
Réuni en Conseil des ministres mercredi 15 avril 2026, le chef du gouvernement a alerté sur une dégradation continue de la situation régionale, notamment liée aux tensions autour de l’Iran. Selon le communiqué officiel, cette crise « aux ramifications multiples » affecte déjà les prix de l’énergie, perturbe les chaînes d’approvisionnement et fragilise la stabilité des marchés financiers, avec un impact direct sur les finances publiques.
Face à ces risques, Ousmane Sonko a appelé à une mobilisation rapide de l’appareil gouvernemental. Il a instruit les ministres en charge de l’Énergie et du Budget de proposer, dans les plus brefs délais, un calendrier précis pour la mise en œuvre de mesures destinées à amortir les chocs économiques.
Dans le même élan, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’un resserrement de la gestion publique. Il a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de renforcer la discipline budgétaire et de rationaliser les dépenses, en soumettant sous quinze jours des propositions concrètes d’économies et de redéploiement sectoriel.
Cette mise en garde traduit la volonté des autorités sénégalaises d’anticiper un contexte international incertain, où les tensions géopolitiques redessinent les équilibres économiques et exposent davantage les économies dépendantes des importations énergétiques.
Dans un environnement mondial volatil, Dakar cherche ainsi à préserver ses marges de manœuvre budgétaires tout en sécurisant les fondamentaux de son économie.
KM