Le Sénégal a réitéré, jeudi 9 avril 2026 à Dakar, son attachement au respect du droit international et au règlement pacifique des différends, dans un contexte mondial marqué par des tensions croissantes et une remise en cause des mécanismes multilatéraux.
S’exprimant à l’ouverture solennelle de la conférence du stage du barreau de Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye a dressé un constat préoccupant de la situation internationale. « Le monde traverse une période de profondes turbulences », a-t-il déclaré, évoquant une « crise du droit international et du multilatéralisme », notamment dans un environnement marqué par des conflits persistants, dont celui au Moyen-Orient.
Devant un parterre de juristes et de représentants d’organisations professionnelles, parmi lesquels des membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, de l’Union internationale des avocats et de la Conférence internationale des barreaux (CIB), le chef de l’État a mis en garde contre la banalisation du recours à la force sur la scène internationale.
Il a rappelé que l’usage de la force demeure strictement encadré par la Charte des Nations unies, tout en soulignant la multiplication des menaces pesant sur la paix et la sécurité internationales.
Dans ce contexte, Bassirou Diomaye Faye a assuré que le Sénégal poursuivra une ligne diplomatique fondée sur l’équilibre : défendre ses intérêts nationaux avec fermeté, tout en respectant les principes et les valeurs qui régissent la communauté internationale.
Par cette prise de position, Dakar entend réaffirmer son rôle d’acteur attaché à la légalité internationale et au dialogue, à l’heure où les équilibres géopolitiques apparaissent de plus en plus fragilisés.