L’Organisation des Nations Unies a exprimé son inquiétude après l’adoption, le 12 mars 2026, par le Parlement du Sénégal, d’une loi renforçant les sanctions contre les personnes LGBTQ, et exhorte le président à ne pas promulguer ce texte, apprend-t-on ce 19 mars 2026.
La nouvelle législation prévoit de porter à dix ans la peine maximale d’emprisonnement pour les relations homosexuelles consensuelles et introduit des sanctions visant la promotion ou le soutien de l’homosexualité.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié cette loi de « profondément préoccupante », estimant qu’elle porte atteinte à des droits fondamentaux, notamment la dignité, la vie privée ainsi que les libertés d’expression et d’association.
De son côté, l’ONUSIDA alerte sur les risques en matière de santé publique. L’agence souligne que la criminalisation accrue pourrait freiner l’accès aux soins et compromettre les efforts de lutte contre le VIH, dans un contexte de hausse des nouvelles infections.
Les Nations Unies appellent les autorités du Sénégal à garantir le respect des droits humains sans discrimination et à privilégier une approche conforme aux engagements internationaux.
L’homosexualité est déjà pénalisée dans le pays par le Code pénal. Le nouveau texte vise à renforcer les sanctions existantes et à élargir leur champ d’application, dans un contexte de débats persistants sur les droits des minorités sexuelles.