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Sénégal: une pirogue avec 300 migrants disparue en mer depuis un mois
Publié le lundi 12 janvier 2026  |  aDakar.com
Interception
© aDakar.com par DR
Interception de candidats à l`immigration clandestine aux larges de Saint-Louis
Saint-Louis, le 25 août 2023- Une centaine de candidats à l`immigration clandestine ont été interceptés par la Marine nationale sénégalaise aux larges des côtes saint-louisiennes.
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Une pirogue partie de la côte gambienne avec 300 Ouest-africains à son bord est introuvable plus d’un mois après son départ. L’embarcation qui a pris la direction de l’Espagne a quitté la localité de Djinack en Gambie le 5 décembre, vers 19h. Ces derniers jours, plusieurs acteurs de la migration au Sénégal ont donné l’alerte. Ils redoutent un naufrage meurtrier en mer.
La pirogue a été aperçue pour la dernière fois au lendemain de son départ de Gambie, le 6 décembre, le long des côtes de Joal au niveau du littoral du Sénégal. Sur une vidéo filmée par un pêcheur ce jour-là, l’embarcation surchargée poursuit difficilement sa route sous une mer agitée. Á son bord, de jeunes migrants sénégalais, gambiens, maliens et guinéens.

Mamadou Mignane Diouff est coordonnateur du Forum social sénégalais et de la Plateforme Migration, liberté de circulation et droit d’asile à Dakar. Il appelle les autorités à lancer des recherches approfondies des disparus. « La durée du voyage le plus souvent, c’est maximum une semaine, dix jours. On se pose des questions, parce qu’on considère qu’aujourd’hui, il y a suffisamment de moyens, de radars, d’avions et de bateaux qui sont mis en branle pour pouvoir empêcher, ou en tout cas retrouver des pirogues en perdition ».

Des départs qui se sont déplacés plus au sud

Au fil des contrôles devenus plus sévères au niveau de Dakar, les départs se sont déplacés plus au Sud vers la Gambie et les îles du Saloum. Du coup, le temps de traversée s’allonge et le risque de pirogue en déroute augmente. Saliou Diouf est président de l’association sénégalaise Boza Fii engagé pour le droit des migrants. Il déplore notamment l’absence de moyens de sauvetage. « Malheureusement dans l’Atlantique, il n’y a aucun bateau humanitaire. Ce qui est sûr, c’est que c’est la répression qui rend les choses beaucoup plus dangereuses. Les dispositifs de surveillance ne sont pas là pour sauver les gens. C’est juste pour laisser les gens mourir en mer ».

Chaque année, au départ des côtes ouest africaines marocaines
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