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Retrait militaire français : un "forum des métiers" en vue de la réinsertion du personnel sénégalais
Publié le vendredi 21 fevrier 2025  |  AFP
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© Autre presse par DR
Un militaire Français décède à Dakar lors d’un entrainement de boxe
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L’armée française au Sénégal va organiser le 6 mars un "forum des métiers" pour "ofrir des opportunités de reclassement" au sein d’entreprises locales de leurs 162 employés sénégalais qui seront licenciés cet été dans la perspective de la fermeture annoncée des bases militaires françaises dans le pays. 
"Dans le cadre du plan social accompagnant le licenciement de ses 162 employés sénégalais, le commandement des Éléments Français au Sénégal (EFS) organise un forum des métiers
afin de leur ofrir des opportunités de reclassement au sein d’entreprises locales", indique un communiqué des EFS transmis vendredi à l’AFP.
Le forum se tiendra le 6 mars à Dakar, dans le quartier de Ouakam, précise le communiqué.
Début février, le commandant des Éléments Français au Sénégal, le général de brigade Yves Aunis, avait annoncé avoir informé l’inspecteur régional du Travail au Sénégal du
licenciement "au 1er juillet 2025" de l’ensemble du personnel sénégalais employé par les EFS.
Cette décision faisait suite à l’annonce de la fin en 2025 de toute présence militaire française sur le sol sénégalais par le président Bassirou Diomaye Faye, arrivé au pouvoir en 2024 avec un agenda de rupture.
Les EFS appellent les entreprises basées à Dakar et actives dans des domaines variés - notamment BTP, transport et logistique, sécurité, menuiserie, électricité, hôtellerie, informatique, etc... - à venir participer au forum pour "proposer des perspectives d’emplois ou de reconversion" à ces employés locaux.
Les emprises militaires françaises à Dakar et dans sa périphérie emploient directement 162 personnels, et font travailler entre 400 et 500 personnes au total via l’intermédiaire
d’entreprises sous-traitantes.
Mi-janvier, plusieurs centaines de civils sénégalais avaient manifesté leur inquiétude à Dakar et réclamé de bonnes conditions de licenciement et de reclassement. Interrogé par l’AFP à l’époque, le général de brigade Yves Aunis s’était employé à rassurer. Il avait indiqué qu’en tant qu’employeur, l’État français était "très conscient des enjeux humains et des impacts sur les familles sénégalaises, qu’il se (conformerait) au droit du
travail sénégalais, mais que les conditions de départ devraient être bonnes".

sjd/lp/cpy
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