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Processus électoral : Macky maintient le brouillard
Publié le samedi 24 fevrier 2024  |  Le Quotidien
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© Présidence par DR
Le président Macky Sall a tenu un adresse à la nation face à la crise socio-politique au Sénégal
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Par Malick GAYE – Il va falloir dialoguer pour sortir le Sénégal de l’impasse dans laquelle l’organisation de la Présidentielle et le mandat de Macky Sall à la tête de l’Etat du Sénégal ont plongé le pays. C’est la principale information à retenir de l’interview que le chef de l’Etat a accordée à quatre médias. D’après le président de la République Macky Sall, le dialogue ne va durer que quarante-huit heures. Ce cadre d’échanges entre les candidats retenus par le Conseil constitutionnel, ceux qui se disent spoliés, les invalidés, les acteurs religieux et les membres de la Société civile, va débuter ce lundi 26 février pour se terminer le mardi 27 février 2024. «On ne va pas dialoguer de tout», a affirmé le Président Sall, pour expliquer le caractère urgent de la question : la date de l’élection présidentielle. En effet, le chef de l’Etat sait que son «contrat à la tête du pays arrive à terme le 2 avril (2024), puisque c’est à cette date en 2019» qu’il avait pris fonction. Et il compte quitter ses fonctions le 2 avril.

Organisation de la Présidentielle : MACKY DANS LE BROUILLARD
Cependant, si l’élection présidentielle n’est pas organisée pour lui trouver un successeur, le Président Macky Sall n’écarte aucune possibilité, si ce n’est qu’on «ne peut pas laisser ce pays sans Président. Va-t-on avoir un Président de transition, qui va s’occuper de cette période ou on va avoir un consensus sur la date ? On va en discuter. S’il n’y a pas de consensus, le Conseil constitutionnel va arbitrer». Dans cette logique, le président de la République a estimé que l’élection présidentielle doit nécessairement être organisée entre le mois de mars et avant le mois de juin 2024 pour «éviter de voter pendant l’hivernage».

A la question de savoir les acteurs qui vont participer au dialogue, Macky Sall a affirmé ceci : «A ma connaissance, il n’y a aucun candidat qui ne veut pas dialoguer.» Mais, ils ne seront pas les seuls à la table du dialogue. D’après le président de la République, les partis politiques y seront, tout comme les candidats dits spoliés ainsi que les religieux, la Société civile et les acteurs de l’économie. Dans la logique des concertations, est-ce que le processus électoral va être repris depuis le début ou va-t-on conserver la liste des 19 candidats retenus par le Conseil constitutionnel ? Le Président Macky Sall a estimé que le dialogue va en décider.

Macky Sall : «Ma mission s’arrête le 2 avril à la tête du pays »
Par ailleurs, le Président a confirmé des échanges avec Ousmane Sonko. Macky Sall a dit qu’il ne s’opposerait pas à la libération du leader de l’ex-parti Pastef ainsi que son candidat à l’élection présidentielle, Bassirou Diomaye Faye, pour leur permettre d’assister au dialogue.

Le président de la Répu­blique a aussi confirmé le journal Le Quotidien, qui avait annoncé une loi d’amnistie pour pacifier l’espace public. Macky Sall a rappelé avoir donné des instructions, à cet effet, à la Garde des sceaux, ministre de la Justice, Me Aïsata Tall Sall.
mgaye@lequotidien.sn
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