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Élections municipales et départementales: Sept candidats en lice pour la conquête de la ville de Dakar
Publié le vendredi 21 janvier 2022  |  Agence de Presse Sénégalaise
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© Autre presse par DR
Hôtel de ville de Dakar
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Des ’’vieux briscards’’ de la politique, des ’’jeunes loups aux dents longues’’ et une femme : ils sont sept candidats en lice pour l’élection du maire de la Ville de Dakar, prévue ce dimanche.

Si les habitants de cette ville fondée en 1857 par le capitaine de vaisseau Protet, commandant supérieur de Gorée, ont depuis 1887 obtenu le droit de vote, c’est tout de même la première fois qu’ils auront la prérogative d’élire leur maire, au suffrage universel direct.

Les électeurs ont le choix entre sept personnalités plus ou moins de la scène politique.

Il s’agit de l’ancien maire Pape Diop de la Convergence démocratique Bokk Gis Gis, Doudou Wade de la Grande coalition Wallu Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr de la coalition Benno bokk yakaar, Mame Mbaye Niang de la coalition Sénégal 2035, Soham El Wardini de l’Union citoyenne / Bunt Bi et maire sortante, Barthélemy Dias de la Coalition Yewwi askan wi et de Mohamed Massamba Sèye de la coalition Jammi Sénégal.

Ancien maire de la ville de Dakar de 2002 à 2009, après l’élection du président Abdoulaye Wade en 2000, Pape Diop, le Secrétaire général de la Convergence démocratique Bokk Gis Gis, est sans nulle doute, une figure bien connue du landerneau politique sénégalais.

Né en 1954 à Kaolack, ce diplômé en comptabilité est un self-made made qui a fait fortune dans le milieu des affaires, avant de se lancer dans la politique auprès de son mentor, l’ancien président de la république, Me Abdoulaye Wade avec qui il a cheminé de 1974, date de la création du Parti démocratique sénégalais (PDS), jusqu’en 2012.

Elu député en 1993, Pape Diop a été également président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 et président du Sénat de 2007 à 2012.

C’est en novembre 2012, suite aux divergences internes qui ont secoué le PDS, notamment à la perte du pouvoir en 2018 que l’ancien maire de Dakar s’est démarqué pour créer sa propre formation dénommée Convergence démocratique Bokk Gis Gis, autour de personnalités ayant quitté le PDS d’Abdoulaye Wade.

Doudou Wade de la Grande coalition Wallu Sénégal

Né le 9 juillet 1946 à Dakar, Amadou Moustapha Wade, dit Doudou Wade a très tôt embrassé la carrière politique, aux côtés des leaders historiques du Parti africain de l’indépendance (PAI).

Étudiant au lycée Blaise Diagne puis instituteur, le jeune Doudou Wade s’engage contre le système de parti unique et participe aux révoltes de mai 1968, avant de rejoindre quelques années plus tard, en 1974 son oncle, Abdoulaye Wade, dans le PDS dont il est aujourd’hui le candidat naturel, à la grande surprise de beaucoup d’analystes politiques.

En effet, peu de jours avant sa désignation, la rumeur courait dans Dakar que c’était l’ancien chef d’Etat, Abdoulaye qui allait diriger la liste de Wallu Sénégal.

Toutefois, loin d’être un candidat par défaut, ce cacique du PDS connu pour son engagement et sa fidélité au parti, peut aussi se targuer d’un riche parcours municipal et législatif. Adjoint à la mairie sous Pape Diop jusqu’en 2009, il a été député en 1998, 2002 et 2007 en tant que président du Groupe parlementaire libéral et démocratique (PDS).

Abdoulaye Diouf Sarr de la coalition Benno bokk Yakaar

Actuel ministre de la Santé et de l’Action sociale et maire de la commune de Yoff depuis 2014, Abdoulaye Diouf Sarr, candidat de la mouvance présidentielle et par ailleurs, coordonnateur du cercle des cadres républicains au sein de l’APR (Alliance pour la République) a ainsi la lourde tâche de remporter la ville de Dakar, aux mains de l’opposition, depuis l’arrivée du président Macky Sall à la tête de l’Etat, en 2012.

Economiste et expert financier, Diouf Sarr est titulaire d’un diplôme universitaire de l’Université de Lyon 2 et d’un diplôme en institutions financières et finances d’entreprises, obtenu à l’Université d’Excellence Léopold Sédar Senghor d’Alexandrie, en Egypte.

Débutant sa carrière professionnelle au sein de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SNHM), il a été successivement, directeur de la Cellule d’appui aux élus locaux du Sénégal, a été Secrétaire général de la Chambre de commerce de Dakar et Secrétaire général de la Chambre de commerce de Kaolack.

Il a en outre occupé le poste de Directeur administratif et financier de la société SATAR ainsi que celui de Directeur général adjoint de la Nouvelle société des mines et des travaux publics (NSMTP).

En avril 2012, Abdoulaye Diouf SARR est nommé Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Par la suite, il fait son entrée dans le gouvernement en juillet 2014 comme ministre du Tourisme et des Transports aériens, puis ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire en 2015 et ministre de la Santé depuis 2017.

Mame Mbaye Niang de la coalition Sénégal 2035

Fils de l’ancien député imam Mbaye Niang, fondateur et leader du Mouvement de la réforme pour le développement social (MRDS), Mame Mbaye Niang s’est très tôt démarqué de la trajectoire tracée par son père, prêtant allégeance, dès les premières heures, à Macky Sall au sein de l’APR où il a été porté à la tête du secrétariat général chargé des relations avec les jeunes du parti.

Cadre de l’aviation civile avec un diplôme de Contrôleur de la navigation aérienne et un autre d’ingénieur technologue à l’Institut africain de management, il a ainsi occupé la fonction de président du Conseil de Surveillance de la Haute autorité de l’aéroport Léopold Sédar Senghor avant d’être muté à la présidence du Conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne.

En juillet 2014, Mame Mbaye Niang fait son entrée dans le gouvernement comme ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, en charge de mettre en œuvre la politique définie par le chef de l’Etat en matière de jeunesse, d’emploi et de promotion des valeurs civiques.

Connu pour sa loyauté envers Macky Sall dont il a toujours été le défenseur, l’ancien ministre du Tourisme, présentement chef de cabinet du président de la République, a tout de même, contre toute attente, préféré, pour ces élections locales, se présenter sous sa propre bannière, à savoir la Coalition Sénégal 2035.

Soham El Wardini de l’Union citoyenne/Bunt Bi

Candidate à sa propre succession, Soham El Wardini, maire de la ville de Dakar est née en 1953 à Latmingué, commune rurale de la région de Kaolack, d’un père libanais, commerçant dans l’arachide, et d’une mère sénégalaise, au sein d’une fratrie de dix frères et sœurs.

Adolescente, elle a été dauphine du concours Miss Sénégambie. Mais c’est véritablement en 1999 qu’elle s’est révélée au grand public au sein de l’Alliance des forces de progrès (AFP) de Moustapha Niasse, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, avec qui elle a cheminé politiquement, avant de faire la connaissance de Khalifa Sall, maire de la Ville de Dakar qui lui propose d’être sa première adjointe, après avoir été adjointe à la culture.

Khalifa Sall est mis en cause en mars 2017 dans l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Il est condamné à 5 ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, le 30 mars 2018 et révoqué le 31 août 2018 de ses fonctions de maire par décret présidentiel, une décision qui ouvre la porte à une nouvelle élection par le conseil municipal.

Un mois plus tard, le 29 septembre 2018, Soham El Wardini qui assurait l’intérim, est élue au premier tour de scrutin avec 64 voix sur 90 suffrages exprimés.

A 65 ans, l’ex-première ajointe de Khalifa Sall prend les rênes de la capitale et devient par la même occasion, la première maire de Dakar.

Barthélemy Dias de la coalition Yewwi askan wi

Né en 1971, Barthélemy Dias est le candidat de la principale coalition de l’opposition, incarnée par le leader du PASTEF, Ousmane Sonko et l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall ainsi que leurs alliés.

Maire de la commune de Mermoz-Sacré-Cœur depuis 2009, Barthélemy Dias a dès son jeune âge, passé plusieurs années aux Etats-Unis où il a décroché un master MBA en transports, avant d’adhérer au Parti socialiste, pour ensuite s’exiler au moment de la défaite de son camp à la présidentielle de 2000, lors de l’élection d’Abdoulaye Wade et la fin de l’ère Abdou Diouf.

En 2007, après avoir gravi un à un les échelons de la formation, il est porté à la tête des jeunesses socialistes, position qui lui a permis d’être placé sur les listes électorales locales, et de devenir en 2009, le plus jeune maire du Sénégal. Il a été élu député en 2012.

Il est connu pour sa combativité, sa fougue et son opposition farouche au régime en place.

Depuis 2012, il est sous le coup d’une procédure judicaire suite à l’attaque de sa marie par des nervis. L’attaque s’est soldée par la mort du lutteur Ndiaga Diouf et Barthélémy Dias a été condamné en 2017 à deux ans de prison dont six mois fermes pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et détention illégale d’armes sans autorisation.

Il passera cinq mois en prison avant de sortir et fait appel de sa condamnation. Convoqué non sans heurts, au lendemain de l’officialisation de sa candidature à la ville de Dakar, son procès en appel a été finalement renvoyé, à la demande des deux parties, au 2 mars prochain.

Mohamed Massamba Sèye de la coalition Jammi Sénégal

Président du parti pour l’émergence et le développement/Naatangue, Mohamed Massamba Sèye est à 35 ans, le plus jeune chef de parti politique au Sénégal, candidat à la ville de Dakar.

Véritable outsider, Mouhamed Massamba Sèye dont la liste avait été rejetée, puis validée le 7 décembre dernier par la Cour d’appel, est quasi méconnu des Sénégalais. Aucune image de lui dans les rues de Dakar, encore moins de caravanes ou autres activités politiques connexes, allant dans le sens de séduire les électeurs dakarois.

Il a été révélé à la face du Sénégal à travers le Fonds Force Covid et ses prises de position, surtout lorsqu’il exigeait incessamment du ministre Mansour Faye à mettre sur la table des reçus pour justifier l’achat de denrées alimentaires.

’’Notre ambition trouve son identité dans l’émergence du devoir citoyen et se démarque des rouages de la servitude morale et intellectuelle pour tracer des perspectives claires et justes’’, dit-il, dans une toute petite vidéo, publiée sur sa page officielle.
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