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Mort du président tchadien: un ouf de soulagement des étudiants à Dakar, avorté par la prise de fonction de Déby-Fils
Publié le mercredi 21 avril 2021  |  pressafrik.com
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© RFI par Sigrid Azeroual
Des étudiants à l`Université Alioune Diop de Bambey, au Sénégal.
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La mort du Président tchadien, Idriss Déby, ce mardi à la veille de son 6ème mandat à la tête du pays « aurait été un ouf de soulagement pour son peuple si seulement son fils ne s’était pas empressé à vite prendre les rênes ». Ces propos sont du président par intérim de l’Association des stagiaires, étudiants et élèves tchadiens du Sénégal (ASEET/S) qui précise qu’il ne parle pas au nom de ladite association.

«Tout le monde voulait une alternance au Tchad, mais pas souhaiter la mort du Président. En tant qu’humain, nous sommes désolés pour ça parce qu’il était d’abord un père de famille. On attendait mieux», a déclaré le président par intérim de l’ASEET/S, d’entrée.

Joint par PressAfrik, Dackoy Manip Attisso, qui dit parler en son nom propre, s’est désolé du fait que le fils du défunt Président, Mahamat Idriss Déby s’est vite empressé à prendre les rênes. Chose qui risque d’empirer les choses. « Sa mort serait uniquement un ouf si seulement, s'il n’y avait pas eu ce désordre-là. Si son fils ne s’était pas précipité à vite prendre les rênes. Le fait qu’il puisse être proclamé Président ce n’est pas faisable dans la Constitution. Il a été proclamé Président, l’Assemblée nationale a été dissoute, le gouvernement a été dissout. Ce qui fait clairement voir qu’il y avait une mauvaise gouvernance. Parce que si on était dans un Etat de droit, tout cela ne va pas arriver », a-t-il pesté.

L’Étudiant en Master 2 en Banque Finance et Assurance dans une école de la place de poursuivre : « Parce que, en prenant les rênes déjà, il y a problème pour N’Djiaména (capitale du Tchad). Si on avait respecté les normes constitutionnelles, les textes qui régissent notre Etat, ça devrait être le président de l’Assemblée nationale qui le remplace ».

Il a jouté : « Vu que c’est son fils qui le remplace, ce ne sera pas une nouvelle ère pour la population tchadienne. Parce qu’elle va encore voir l’économie qui sera vraiment déstabilisée et ceux qui avaient un gagne-pain, ne pourront plus vaquer à leurs occupations et c’est ça qui prête vraiment à réfléchir, ça donne encore des maux de tête à la population ».
« Les problèmes vont empirer »

L’étudiant établi au Sénégal reste sceptique. Selon lui, « Cela va empirer les problèmes. Parce que, son fils va coute que coute vouloir régner et les rebelles, qui avaient déjà une bonne organisation, ne vont plus se battre que pour le changement, mais ils vont se battre contre son fils ».

Poussant un ouf de désolation, Dackoy Manip Attisso dit craindre le pire voire « une rébellion dans les heures à venir ».

Toutefois, le jeune tchadien a demandé « aux autorités de veiller au respect de la Constitution, de laisser le président de l’Assemblée nationale prendre les rênes ». Avant de conclure avec une note de désespoir : « Il n’y a pas de mot face à cette situation ».
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