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Seminaire doctoral sur la litterale sénégalaises - Les vertus de la poésie
Publié le samedi 18 mai 2019  |  Enquête Plus
Inauguration
© Présidence par DR
Inauguration de nouveaux pavillons à l`UCAD
Dakar, le 4 octobre 2018 - Le président de la République Macky Sall a procédé, ce jeudi 4 octobre, à l`inauguration de 6 nouveaux pavillons au Campus social de l`Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
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L’école doctorale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a organisé hier un séminaire sur la poésie sénégalaise contemporaine d’expression française. L’occasion a été saisie pour inviter les jeunes à embrasser ce genre littéraire pour mieux s’exprimer dans la langue de Molière.



La formation doctorale étude africaine et francophone est une initiative du département de Lettres Modernes et de l’école doctorale de l’Ucad. Elle est composée de séminaires et conférences à l’attention des jeunes doctorants en littérature qui profitent de l’occasion pour échanger sur des thèmes qui intéressent la recherche et la société. Pour cette année, en ouverture de la conférence, les chercheurs ont orienté leur réflexion sur la thématique de la poésie contemporaine sénégalaise en langue française : figures majeures, thématiques dominantes et spécificités d’écriture.

En effet, selon les panelistes, cette poésie exprime les attentes des Sénégalais, l’âme de la population, l’espérance, les désespoirs, les luttes, l’amour. Elle évoque d’une part le monde réel, l’environnement du poète et d’autre part ses sentiments, ses sensations et ses espérances. La poésie sénégalaise contemporaine s’occupe également du domaine quotidien et populaire. Elle instruit l’élite et la masse et ses textes doivent véhiculer une idéologie.

Cependant, les chercheurs notent une disparition progressive de la poésie dans l’enseignement. Ce qui a une influence conséquente sur le niveau de la pratique de la langue française. Selon Dr Amadou Ly, professeur titulaire de littérature africaine à l’Ucad qui a animé le séminaire, l’enseignement de la poésie permet aux apprenants, non seulement de connaitre les poètes, mais aussi d’avoir une maitrise parfaite de la langue française. ‘’À travers Hugo, Lamartine, Baudelaire, nous avons appris la structure de la langue française. Ce qui fait que notre génération n’a aucun problème pour bien s’exprimer en français’’, explique l’universitaire. Qui souligne qu’avec les différentes reformes de l’enseignement, on est arrivé à une régression du niveau des apprenants tout le long du processus, du primaire à l’université. D’où l’urgence de revisiter l’enseignement de la poésie dans les écoles pour rehausser le niveau des élèves en langue.

En outre, les panelistes reconnaissent que les jeunes poètes sont en train de faire un bon travail, mais la maitrise de la langue constitue encore une barrière. A cela s’ajoute, l’utilisation des technologies de la communication qui marque un nouveau tournant dans la production littéraire. ‘’La poésie des jeunes a migré vers la version audio et vers l’internet avec les Slameurs. Il y a de bons poètes, mais avec les nouvelles modes de publication, les éditeurs publient les textes sans les soumettre à la critique des spécialistes. Il faut que les jeunes poètes s’inspirent également des langues nationales où l’on trouve le rythme, la sonorité et les références africaines. La poésie est une histoire de mots, de sonorités et d’images. C’est un mystique et un mystère’’, estime Dr Ly.

ABBA BA
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