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Dakar étouffe sous la pollution atmosphérique et les encombrements
Publié le mercredi 10 avril 2019  |  Franceinfo
Sommet
© aDakar.com par MC
Sommet de la Francophonie: Dakar fait peau neuve
Dakar, le 27 Novembre 2014: A quelques jours du début du XVe Sommet de la Francophonie, la ville de Dakar, la capitale du Sénégal, a totalement changé de visage.
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La capitale sénégalaise est polluée. Très polluée. Elle est ainsi devenue "un cauchemar pour les asthmatiques qui doivent se confiner et prendre des traitements afin de pouvoir respirer correctement", rapportait RFI début mars. La gravité du phénomène est reconnue au niveau international puisqu’en 2018, l’OMS classait Dakar comme "deuxième ville la plus polluée au monde". Celle-ci affiche ainsi un taux moyen de particules fines de 146 microgrammes par m³. Soit plus de sept fois plus que les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Sieng, reconnaît la situation. Mais il tient à "relativiser" les choses. Le rapport de l’OMS "n’a utilisé que les données de 2016 que seul le Sénégal a fournies", ce qui fait qu’il y a "très peu d’éléments de comparaison par rapport à d’autres villes africaines", a-t-il fait valoir. Il est vrai que Dakar est l’une des rares métropoles du continent à fournir des données sur la qualité de l’air et est "en pointe" en la matière en Afrique de l’Ouest : les autorités ont créé en 2009 le Centre de gestion de la qualité de l’air (CGQA), qui gère six stations de mesure réparties dans tout le pays. Conséquence, il est probable que d’autres villes africaines ont des taux bien pires, font valoir les responsables sénégalais.

Poussière du Sahara

Il n’empêche, la pollution de l’air dakarois est une réalité. Elle est notamment provoquée par les déchets industriels, mais aussi individuels (quand ils sont incinérés dans les zones d’habitation) et la déforestation. Il faut aussi évoquer la poussière amenée du Sahara par le vent (appelé l’harmattan) pendant la saison sèche. "A la maison, de fines couches de sable se déposent sur notre balcon. Les nuages de poussière nous envahissent au passage des nombreuses voitures", explique un Dakarois cité par une enquête du National Geographic.

Le trafic automobile se conjugue ainsi à d’autres facteurs. En janvier 2018, Dakar comptait 300 000 véhicules pour 3,3 millions d’habitants. Ce parc (70% des voitures du pays) s’agrandirait chaque année de 8000 autos, camions… et de plus partiellement vétuste. De ce point de vue, le relèvement de cinq à huit ans de l’âge des véhicules importés a aggravé la situation. Une situation d’autant plus problématique que le carburant africain contient "des taux de soufre beaucoup plus élevés que ceux en vigueur en Europe ou aux Etats-Unis", comme le relève la BBC. Soufre que l’on retrouve ensuite dans l’atmosphère…
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