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Vérification des listes de parrainage: La mise au point du Conseil constitutionnel
Publié le vendredi 4 janvier 2019  |  Enquête Plus
Présidentielle
© aDakar.com par SB
Présidentielle 2019 - Des membres de l`opposition assiègent le Conseil constitutionnel
Dakar, le 2 janvier 2019 - Des membres de l`opposition et des candidats déclarés à l`élection présidentielle 2019 ont assiégé le siège du Conseil constitutionnel pour les besoins des vérifications du parrainage.
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A travers un communiqué rendu public hier, le Conseil constitutionnel, dans une démarche pédagogique, explique le processus de vérification des listes de parrainage.

Quand on a affaire à des politiciens, il est bon, parfois, de communiquer. Le Conseil constitutionnel semble maintenant bien assimiler la leçon. Contrairement à ses habitudes, il a, hier, coupé court à certaines manipulations. Expliquant toute la procédure de vérifications des listes de parrainage effectuées du 28 au 30 décembre 2018. A cet effet, le Conseil dit porter à la connaissance des citoyens sénégalais, de la presse nationale et internationale un certain nombre d’informations. D’abord, il a choisi de procéder à la vérification des listes de parrainage ‘’par un traitement automatisé’’. Ensuite, les sept sages tiennent à faire entendre que toutes les listes ont été vérifiées par le même dispositif ; que les vérifications ont été effectuées comme décrit dans la décision n°1/2018 du 23 novembre 2018 publiée au ‘’Journal officiel’’ n°7142 du 29 novembre 2018 et dont copie a été remise à chaque mandataire au moment du dépôt de la déclaration de candidature. Tout le processus de vérification des opérations de parrainage, selon le juge des élections, s’est déroulé de manière contradictoire, c’est-à-dire en présence du mandataire ou du candidat lui-même.

Ainsi, révèle l’institution, 23 listes sur les 27 déposées ont été intégralement vérifiées sans contestation ; quatre (4) n’ont pu être traitées pour les raisons suivantes : non-présentation du fichier électronique devant faire l’objet de contrôle, fichier présentant des anomalies rendant son exploitation impossible, présentation de plusieurs fichiers par lieu de collecte sans regroupement par région ou par représentation diplomatique, présentation d’un fichier intitulé ‘’Diaspora’’ en lieu et place de ‘’Région’’ ou ‘’Représentation diplomatique’’, absence sur tout un fichier de mentions obligatoires (nom du candidat, indication de la région ou de la représentation diplomatique, nom et numéro de la carte d’électeur du délégué régional et du collecteur, date et lieu où la collecte a été faite) et discordance entre les différentes mentions du support papier et du fichier électronique. ‘’Ces manquements et anomalies, constatés par les représentants des candidats ou les candidats eux-mêmes, les observateurs et les membres du Conseil constitutionnel, n’ont donné lieu à aucun incident’’, lit-on dans le communiqué.

Les turpitudes des candidats

Pour ce qui est des rejets, le document explique qu’ils sont de deux ordres : ceux qui sont susceptibles d’être corrigés et ceux qui ne peuvent l’être. Dans la première catégorie, il y a les parrainages invalidés en raison de la présence d’un parrain sur plusieurs listes lorsque cette invalidation a pour effet de faire passer le nombre de parrains en dessous du minimum requis au niveau national (53 457) ou du minimum de 2 000 parrains dans au moins 7 régions. Dans la seconde catégorie, il y a notamment : numéro de la carte d’identité Cedeao non conforme, doublons internes (parrain inscrit deux fois sur une même liste), région ou représentation diplomatique de vote non conforme, parrain non inscrit sur le fichier général.

Pendant que les candidats ou leurs représentants rechignaient à dire s’ils sont ou non validés, le communiqué du Cc précise : ‘’L’ensemble des informations sur le contrôle des parrainages figure dans les procès-verbaux qui sont distribués ce jour au représentant et/ou mandataire du candidat ou au candidat lui-même avec tous les documents justificatifs des rejets.’’

Les cas Idrissa Seck, Madické Niang et Malick Gakou

Les nuages ne sont pas encore totalement dégagés sur le ciel de certains partis politiques. Mais comme annoncé par ‘’EnQuête’’ depuis le week-end dernier, à ce jour, seul Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Khalifa Sall et Karim Wade ont pu réussir d’office au premier barrage. Bien qu’ayant crié urbi et orbi leurs réussites, Malick Gakou, Idrissa Seck et Madické Niang vont devoir prendre leur mal en patience. Ils passent un second tour dans 48 heures au maximum.

Ce qui laisse supposer qu’ils ont été victimes, d’une manière ou d’une autre, des cas de doublon. Pour Malick Gakou, nos sources précisent qu’il s’agit de signatures à remplacer au plan national pour atteindre la barre fatidique des 53 457 parrains. D’ailleurs, dans un communiqué de la cellule de communication du Gp parvenu hier en fin de soirée à ‘’EnQuête’’, l’on apprend que ‘’le président El Hadj Malick Gakou, candidat mandataire de la Grande coalition de l’espoir/Suxxali Senegaal a reçu, ce mercredi 2 janvier 2019, notification des opérations de vérification des parrainages aux fins de régularisation de 8 888 parrains (doublons).

Pour présence sur les listes précédemment vérifiées (listes des candidats Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Hadjibou Soumaré et Madické Niang). De même, poursuit le communiqué, il lui a été indiqué avoir réussi à valider 10 régions. ‘’En effet, le candidat de la Grande coalition de l’espoir/Suxxali Senegaal a obtenu plus de 2 000 parrains dans chacune des régions que sont Dakar, Diourbel, Saint-Louis, Sédhiou, Thiès, Kolda, Fatick, Tamba, Louga et Ziguinchor (…) Disposant d’un stock de près de 40 000 parrains, notre coalition s’est donné les moyens de franchir ce nouveau cap et se tourne résolument vers une participation victorieuse à l’élection présidentielle du 24 février 2019’’, lit-on dans la note.

Pendant ce temps, nos sources confirment qu’Idrissa Seck et Madické Niang ont de sérieux soucis à se faire, parce qu’ayant collecté leurs parrains, en grande majorité, dans moins de 7 régions, comme prévu par la loi. Ils ont toutefois 48 heures pour rectifier le tir.

Hormis ces derniers, tous les autres ont été écartés de la course vers la présidentielle du 24 février 2019.
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