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Le ministre coupe les salaires et annonce une plénière
Publié le mercredi 5 decembre 2018  |  Enquête Plus
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© aDakar.com par DF
Le ministre de l`Éducation nationale rencontre la presse
Dakar, le 26 décembre 2017 - Le ministre de l`Éducation nationale Serigne Mbaye Thiam a rencontré la presse pour évoquer la situation de l`École sénégalaise.
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Alors que les syndicats des enseignants dans le moyen secondaire semblent aborder la nouvelle année scolaire sous de bons auspices, ça sent plutôt l’escalade entre la tutelle et les inspecteurs de l’éducation dont les salaires ont été coupés à la fin du mois de novembre.

Les inspecteurs, eux, n’ont pas du tout le cœur à l’ouvrage. Dans les jours à venir, il ne faudrait pas s’étonner que leur lutte prenne de l’ampleur. En cause, le ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam. Réputé être intraitable en négociation, le ministre socialiste vient de démontrer encore une fois qu’il porte à merveille l’étiquette que lui collent certains syndicalistes. Face aux revendications des inspecteurs, il n’a trouvé mieux que de couper leurs salaires.

Stoïque, le secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l’enseignement du Sénégal (Siens), El Cantara Sarr, prend acte, non sans fustiger la méthode Mbaye Thiam. ‘’Nous reconnaissons au gouvernement la prérogative de couper les salaires, mais dénonçons la manière sauvage. D’abord, cela a été fait à géométrie variable. Nous entrevoyons par là une volonté de neutraliser les actions que nous menons. Le gouvernement gagnerait à travailler sérieusement pour une sortie de crise, en vue de garantir un système éducatif de qualité. Cela nous empêchera de continuer notre agenda, puisque nos revendications sont légitimes’’.

D’après M. Sarr, les coupures à la fin de ce mois de novembre vont jusqu’à 25 000 F Cfa. Le gouvernement, selon lui, ne prend pas à sa juste dimension les problématiques soulevées et c’est pourquoi ils ont enclenché les plans d’action à partir du 14 mai dernier. Les points de revendication, rappelle-t-il, peuvent être rangés dans quatre catégories : ceux relatifs à la carrière (reclassement, avancement, formation et mobilité horizontale des inspecteurs avec la possibilité de bénéficier de positions de détachement). Ceux ayant trait au cadre réglementaire qui, fait-il savoir, ‘’favorise les abus de pouvoir, les dérives autoritaires qui se manifestent notamment à travers les appels à candidature. Il y a de la nébulosité, de l’opacité… Finalement, on a l’impression que c’est le ministre qui nomme qui il veut ou qui propose en nomination qui il veut. Il faut donc revoir cette procédure’’.

Dans la même catégorie, l’inspecteur cite le texte sur les Crfpe qui, regrette-t-il, est en train d’être révisé dans l’opacité la plus totale. ‘’C’est incompréhensible dans ce contexte où l’on parle de gestion participative, dans un contexte post-élections de représentativité…’’ Les troisième et quatrième catégories portent respectivement sur le dispositif opérationnel (avec la demande en logistique) et les questions financières. Sur ce dernier point, El Cantara explique qu’il s’agit ‘’du relèvement de l’indemnité de contrôle et d’encadrement pédagogique, l’Icep et la problématique liée à l’indemnité de logement’’. En effet, précise l’inspecteur, depuis 2017, le gouvernement a retiré aux inspecteurs le droit à un logement de fonction. En compensation, il a été décidé de leur allouer une indemnité de logement. Mais le décret qui doit le matérialiser n’a toujours pas été pris.

Mécontent, le syndicaliste tempête : ‘’Il n’est pas normal de voir des inspecteurs dans la rue pendant plus de six mois. C’est ce que nous avons voulu exprimer le 23 novembre à travers la marche nationale. Nous avons déposé sur la table du gouvernement un projet de protocole, mais depuis la plénière du 5 septembre, c’est le statu quo. En lieu et place de négociations sérieuses, le gouvernement fait du dilatoire.’’ Le Siens en est ainsi à son 13e plan d’action qui couvre la période allant du 26 novembre au 31 décembre.

Hier, à l’Assemblée nationale, le ministre semble avoir mis un peu d’eau dans son ‘’bissaap’’, en annonçant une nouvelle plénière. Peut-être la carotte avant le bâton.

M. AMAR
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