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Les liens entre taux de prévalence de la cécité et niveau de développement mis en exergue
Publié le lundi 2 juillet 2018  |  Agence de Presse Sénégalaise
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Saly-Portudal (Mbour), L’ophtalmologue sénégalais Boubacar Sarr, a souligné les liens entre taux de prévalence de la cécité et le niveau de développement, en particulier dans les pays pauvres où "la gestion du handicap au plan purement social et économique est beaucoup plus difficile que les questions de mortalité".

"La cécité engendre une certaine forme d’inactivité, parce que quand on est aveugle, dans un pays comme le nôtre, malheureusement, on n’est plus productif et pourtant, on continue à consommer. C’est-à-dire que vous êtes à la charge de la communauté. Et si cette communauté est déjà si appauvrie, vous ne faites que renforcer cet appauvrissement", a-t-il fait observer.

Selon lui, si tous les décideurs avaient compris que lutter contre la cécité, c’est aussi lutter contre la pauvreté, peut-être qu’il y aurait eu moins d’aveugles, d’autant que "la plupart des aveugles, dans des pays comme le Sénégal, sont inutilement handicapés".

Le docteur Sarr, ancien coordonnateur national du programme de promotion de la santé oculaire, intervenait samedi à l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration du centre ophtalmologique qu’il a ouvert à Saly-Portudal, à Mbour, en partenariat avec l’opticien Frédéric Magnier.

"Dans un pays comme le Sénégal ou ailleurs dans la sous-région, où on estime que le taux de prévalence de la cécité tourne autour de 1 à 1,5%’’, contre "0,2 à 0,4%" dans les pays développés. "Donc, on le considère comme un indicateur très fiable du niveau de développement socio-économique d’un pays", a souligné l’ophtalmologue.

Or, "80% des cas de cécité sont évitables ou curables’’, ce qui veut dire qu’il "y a des choses à faire et ça commence en général par une décision politique. C’est vrai que les maladies des yeux ne tuent pas et c’est ce qui fait, peut-être, que ça n’intéresse pas trop les gens, même si ça handicape", a-t-il argumenté.

Il note toutefois que "la gestion du handicap au plan purement social et économique est beaucoup plus difficile que les questions de mortalité".

Pendant toute la semaine ayant précédé l’inauguration de ce centre ophtalmologique, des consultations gratuites ont été organisées au profit des populations de sa zone d’implantation.

"Votre passage au ministère de la Santé vous a permis de comprendre le degré de vulnérabilité des populations dans le domaine de la santé oculaire. Et vous avez compris qu’il faut des actions solidaires, sociales, pour pouvoir soulager les difficultés des populations’’, a déclaré le préfet de Mbour, Saër Ndao, s’adressant au docteur Sarr.

Il lui a transmis "les remerciements des plus hautes autorités’’ relativement à ses actions, en présence du médecin-chef du district sanitaire de Mbour, docteur Fatma Fall, du maire de Ngaparou, Mamadou Mbengue, entre autres personnalités.

ADE/BK
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