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Ratification du controversé accord gazier Sénégalo-mauritanien: La majorité donne carte blanche à Macky Sall
Publié le lundi 4 juin 2018  |  Sud Quotidien
Christine
© aDakar.com
Christine Lagarde a tenu un discours devant la Représentation Nationale
Dakar, le 30 Janvier 2015 - La Directrice Générale du Fonds Monétaire International s`est adressée aux députés Sénégalais. Christine Lagarde a été reçue à l`Assemblée nationale par le président Moustapha Niass.
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Les députés ont voté hier, vendredi 1er juin 2018, lors d’une plénière à l’Assemblée nationale, le projet de loi n°16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-états portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue / Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie. Le vote de ce texte, effectué après une forte contestation des députés de l’opposition, consacre le dernier round d’une longue controverse autour de cet accord de coopération signé le 9 février dernier par le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

L’Assemblée nationale a adopté hier, vendredi 01 juin le projet de loi n°16-2018 autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-états portant sur le développement et l’exploitation des réserves du champ Grand Tortue-Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie signé le 9 février 2018 à Nouakchott. Lors des discussions générales longues et houleuses, certains parlementaires ont dénoncé la répartition des parts de revenus tirés de l’exploitation de ce gisement. « Cet accord est une véritable poudrière. Sur quel droit on fait 50%-50%. La Mauritanie compte plus de 3 millions d’habitants, a un taux de natalité de 30,30%, un taux de fécondité de 2 enfants par femme. Par contre, le Sénégal a plus de 14 millions d’habitants, 34% de taux de natalité, 4,7 enfants par femme. Il nous faut donc gérer nos intérêts car nous sommes sous-développés », s’est désolé le député Ousmane Sonko. Au lieu de 50% de parts pour chaque pays, des députés comme Cheikh Abdou Mbacké ont proposé 80% pour le Sénégal et 20% pour la Mauritanie. Pour sa part, le député Mamadou Lamine Diallo a demandé au gouvernement de publier d’abord les vrais contrats avant de négocier quoi que ce soit. « Les ressources appartiennent au peuple. Donc, avant d’aller négocier, le président de la République devrait d’abord s’entretenir avec le peuple. On exige qu’on ait les vrais contrats toute de suite. Sur chaque 100m3 de gaz, on devrait savoir quelle est la part du Sénégal, celle que doit avoir la Mauritanie et celle qui est réservée à Kosmos Energie ».

Les députés ont également recommandé une plus grande vigilance pour faire assurer le respect de cet accord afin qu’il ne connaisse pas les mêmes soubresauts issus de la violation des accords de pêche entre les deux pays et qui ont donné lieu à des altercations occasionnant des pertes en vies humaines. Selon le ministre des Affaires étrangères Sidiki Kaba, « cet accord s’articule autour de la paix et de la sécurité que défend avec force la diplomatie sénégalaise. C’est ce besoin de paix sociale que le Sénégal a mis en exergue dans toutes les négociations avec les pays riverains dans la création d’organismes fédérateurs comme l’Omvs, l’Omvg, pour la gestion et l’exploitation commune des eaux de nos deux fleuves ».

PASSE D’ARMES ENTRE ET LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE ET LE DEPUTE SONKO : Niasse boude la plénière pendant 30 mn

Avant de débuter les débats généraux hier, vendredi 1 juin, les députés de la 13e législature ont encore semé le désordre à l’Assemblée nationale. Cette fois, c’est le Président Moustapha Niasse et le député Ousmane Sonko qui se sont engueulés. Pour cause, Moustapha Niasse a rejeté une question préalable introduite par le député Ousmane Sonko, sous prétexte que la demande est mal formulée. Selon lui, en lieu et place d’une question préalable, le député a écrit une question préjudicielle, ce qu’il considère comme une faute. Ce refus de parole a fait monter la tension d’un cran. Suffisant pour que les autres députés de l’opposition et non-inscrits assiègent le perchoir pour empêcher l’orateur suivant de s’exprimer. Le président Niasse boudera la salle pendant une trentaine de minutes. Par la suite, prenant encore la parole après que les choses sont revenues à la normale, Sonko martèlera : « il est temps que cette Assemblée nationale obéisse à son règlement intérieur et que le président cesse de se prendre comme le seul à posséder le règlement intérieur et l’interpréter, selon ses désirs. Ce n’est pas acceptable. Dans cette Assemblée, ces derniers temps, on a vu des pratiques inacceptables avec des votes sans débat nullement prévus dans le règlement intérieur jusqu’à l’intrusion de forces de l’ordre pour intimider des gens qui sont élus par le peuple. M Niasse, nous vous respectons par rapport à votre âge…Nous exigeons de votre part le même respect. On ne doit pas interdire à un député une prise de parole ». Et Niasse de répliquer : « le député est respecté par sa manière de se comporter par rapport à ses collègues. Le député ne s’impose pas, il se mérite ».
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