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Accord gazier Sénégal – Mauritanie : «Ce n’est pas secret», selon Mankeur Ndiaye
Publié le jeudi 24 mai 2018  |  Walf Fadjri L’Aurore
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© aDakar.com par DF
Le ministre des relations extérieures du Brésil en visite au Sénégal
Dakar, le 2 septembre 2015 - Le ministre sénégalais des Affaires Etrangères a reçu son homologue du Brésil Mauro Viera qui est en visite au Sénégal. Photo: Mankeur Ndiaye, ministre sénégalais des Affaires Etrangères
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Le président de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), Mankeur NDIAYE,

s’invite au débat sur le pétrole et le gaz, en apportant sa part de vérité sur l’accord gazier signé entre le Sénégal et la Mauritanie. Pour l’ancien patron de la diplomatie sénégalaise, il ne s’agit nullement d’un accord secret.

Pour la première fois, le président du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), Mankeur NDIAYE, se prononce sur l’accord gazier signé entre le Sénégal et la Mauritanie. Et, c’est pour soutenir que «ce n’est pas un accord secret». Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, un accord qui est soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale ne peut pas être secret. «Récemment, on a parlé de l’accord conclu avec la Mauritanie. Certains demandent pourquoi le gouvernement ne publie pas l’accord. Mais, cet accord est intergouvernemental et est soumis à ratification. Cela veut dire que le conseil des ministres l’adopte, ça va ensuite à l’Assemblée nationale. Un accord qui va à l’Assemblée nationale ne peut pas être secret», a expliqué l’ancien patron de la diplomatie sénégalaise.

A l’en croire, dès que cet accord signé entre les deux pays sera à l’Assemblée nationale, tous les députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, en auront une copie. Parce que, insiste-t-il, ces députés vont d’abord l’examiner en commission technique et, pour ce faire, doivent l’avoir avec eux. «Si la commission technique l’adopte, ça va en plénière de l’Assemblée nationale où tout le monde est présent. Les citoyens qui veulent assister à la plénière peuvent venir. Toute la presse est là. Cela veut dire que c’est un accord qui ne peut pas être secret. Cet accord passera par l’Assemblée nationale, il sera rendu public», assure-t-il.

En outre, Mankeur NDIAYE rappelle qu’un pays membre de l’ITIE est soumis à un certain nombre d’exigences qu’il doit respecter. Parce que, note-t-il, l’ITIE internationale examine toujours l’état de la gouvernance du secteur extractif pour voir si le pays concerné respecte les normes de l’octroi de licence, de permis jusqu’au partage des revenus. L’autre exigence de la norme est le débat public. «Dans certains pays, il n’y a pas de débats publics sur les ressources. Mais, chez nous, c’est un débat quotidien. Depuis qu’on a commencé à parler de découverte de pétrole et de gaz, tous les jours, on ne parle que de ça, on ne parle que de contrat. Cela veut dire que le débat public est très dynamique. Et, notre objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait un débat permanent sur la gestion des ressources», a souligné le président du Comité national de l’ITIE.

Mankeur NDIAYE rappelle que la Constitution garantit en son article 25 que «les ressources naturelles appartiennent au peuple». Ce qui veut dire, à son avis, que le peuple doit être informé sur ces ressources qui lui rapportent. Ainsi, si le Sénégal passe un contrat avec une compagnie pour exploiter le phosphate, le calcaire, l’or ou le pétrole, il faut que ce contrat soit rendu public, soutient-il. «Le peuple doit savoir ce que les ressources que ce soit le pétrole, le calcaire ou le gaz, lui rapportent. La question de la transparence est au cœur de l’ITIE. C’est cela le rôle de l’ITIE. La transparence, c’est également de la redevabilité, de la publicité. Et notre rôle, c’est de faire en sorte que tout contrat signé par l’Etat soit rendu public et que les populations en prennent connaissance et qu’on en discute. Parce que les négociations de contrat ne sont pas collectives. C’est le gouvernement qui a la responsabilité de négocier et de signer des contrats. Mais, dès que le gouvernement signe, il faut que ce contrat soit publié», conclut-il.



Adama COULIBALY
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