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L’affaire Khalifa Sall au devant de l’actualité, celle du pêcheur Guet-Ndarien tué pas en reste
Publié le mercredi 31 janvier 2018  |  Agence de Presse Sénégalaise
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© aDakar.com par MC
L`adoption du code de la presse continue de faire débat au Sénégal
Photo: Revue de presse; Journaux
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L’affaire Khalifa Sall, du nom du maire de Dakar attrait devant la justice pour malversations présumées, s’impose de plus belle aux quotidiens dont certains titres de mercredi reviennent, dans le même temps, sur les suites de la mort du jeune pêcheur saint-louisien tué samedi par des garde-côtes mauritaniens.

"Vendredi décisif pour Khalifa Sall", annonce le quotidien Enquête, parlant de la suite du procès pour malversations présumées portant sur 1,8 milliard de francs CFA, dont fait l’objet l’édile de la capitale sénégalaise, dans le cadre de l’affaire dite de la "caisse d’avance" de la mairie de Dakar.

Le juge Malick Lamotte, qui préside les audiences de ce procès, "décidera après-demain" vendredi "si l’affaire va être close", renseigne le journal, selon lequel "le dernier round" de la bataille de procédures "s’est joué hier", mardi.

A cette occasion, écrit Enquête, "la défense et la partie civile se sont livrées à de véritables joutes sur la recevabilité ou non de la procédure" comptant pour ce procès dont la première audience s’est tenue le 14 décembre dernier. Après deux renvois, les débats ont repris le 23 janvier dernier.

"Si le tribunal suit le réquisitoire du parquet, le procès devra aller au fond. A contrario, si les arguments de la défense prévalent, Khalifa Sall pourra voir le bout du tunnel", souligne le même journal.

"Vendredi de vérité pour Khalifa et Cie", renchérit de son côté Libération, qui ajoute : "Suspendu, le procès de Khalifa Sall et ses co-inculpés reprendra le 2 février prochain, date à laquelle ils connaîtront leur sort sur certaines exceptions soulevées par la défense".

"48h chrono pour le président Lamotte", affiche Le Témoin quotidien, soulignant que la liberté de Khalifa Sall et Cie est "suspendue à la décision" du juge "sur les exceptions préjudicielles", à savoir la liberté provisoire demandée par les conseils de M. Sall et l’incompétence du tribunal, plaidé par les mêmes avocats.

Walfquotidien se contente de noter que la visite au Sénégal du président français Emmanuel Macron "fait suspendre le procès" Khalifa Sall, là où Le Soleil affirme que le maire de Dakar a été parallèlement "débouté" par la Cour de justice de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

"La procédure d’urgence intentée, hier, à Abuja, par la défense de Khalifa Sall en vue d’arrêter les poursuites à son encontre, n’a pas prospéré. Conséquence : le procès de Dakar ne sera pas suspendu", écrit Le Soleil.

L’affaire Khalifa Sall est grandement en exergue, mais n’occulte pas un sujet chaud de l’actualité de ces derniers jours, qui concerne la mort d’un pécheur sénégalais tué samedi lors d’un accrochage avec des garde-côtes mauritaniens.

Des quotidiens, parmi lesquels L’As, se font l’écho de la réaction de la Mauritanie à ce drame. "Nouakchott invoque l’excuse de la provocation", affiche ce journal qui rapporte sur le même sujet que le khalife de Médina Gounass, une cité religieuse du Sénégal, a été reçu par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

"La Mauritanie dégage ses responsabilités sur le pêcheur sénégalais dans ses eaux territoriales. Selon l’état-major général des armées de la Mauritanie, c’est +le comportement provocateur de l’équipage de la pirogue+ qui est à l’origine du drame", écrit l’As.

Selon cette version, la victime et ses collègues "avaient non seulement refusé d’obtempérer, mais ils avaient l’intention de provoquer une collision avec le navire mauritanien", ajoute L’As.

Le journal Le Quotidien reprend les mêmes explications, affichant : "Nouakchott pêche dans la provocation", avant de signaler que la sortie de l’état-major général des armées mauritaniennes intervient au lendemain de "la réaction colérique des populations de Saint-Louis" suite à ce drame.

Des pêcheurs de Guet-Ndar, jeunes pour la plupart, ont manifesté lundi dans les rues de la ville de Saint-Louis, pour protester contre la mort d’un des leurs tué par balle par des garde-côtes mauritaniens.

Venu à Saint-Louis pour s’enquérir de la situation, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé que l’Etat avait pris toutes mesures nécessaires pour la protection des pêcheurs, avec l’envoi d’une patrouille de surveillance et de protection.

Le chef de l’Etat s’est aussi ému de la mort de ce pêcheur de Guet Ndar et réitéré "la ferme volonté de l’Etat du Sénégal de prendre des dispositions pour que ce genre de situation ne se reproduise plus", selon le ministre-conseiller en charge de la communication de la présidence sénégalaise.

Macky Sall qui s’est exprimé lundi face aux Sénégalais d’Addis-Abeba (Ethiopie), "en a parlé avec son homologue mauritanien", en marge d’un sommet de l’Union africaine, a précisé El Hadj Hamidou Kassé sur son compte twitter.

L’Observateur, dans son édition de mercredi, revient également sur le même sujet, en ouvrant sur les confidences "touchantes de la mère du jeune pêcheur tué". "Je n’arrive pas à calmer la douleur des petits frères et petites sœurs de Fallou", déclare par exemple la mère de la victime.

Exit ce sujet douloureux ; Vox Populi et Tribune reviennent sur la gestion des hydrocarbures au Sénégal, le premier des deux quotidiens cités affichant : "Sonko, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall tirent sur les Sall".

"Les 3 responsables politiques déclinent les contours d’une spoliation des ressources pétrolières et gazières par Macky (Sall) et son frère Aliou", écrit Vox Populi. Tribune, de son côté, insiste sur "Les grosses révélations de Ousmane Sonko" sur le même sujet.

BK/PON
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