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Lancement de son tableau 2017: L’ONMS demande la réglementation des professions paramédicales
Publié le mardi 28 novembre 2017  |  Enquête Plus




L’Ordre National des Médecins du Sénégal (Onms) a lancé, samedi dernier, son tableau. Ce dernier permet de lutter contre l’exercice illégal de la profession. Il demande, également, la réglementation des métiers paramédicaux.

Mettre de l’organisation dans la profession paramédicale. C’est tout ce que veut l’Ordre National des Médecins du Sénégal (Onms). Il a demandé hier à l’Etat de procéder à la réglementation de toutes les professions paramédicales, dans l’intérêt du malade. C’était au cours du lancement de son tableau 2017 dont le thème est la réglementation de la médecine. Selon le vice-président, l’ordre est régi par un certain nombre de textes. S’ils ont choisi la réglementation, c’est parce qu’il y a d’autres professions qui concourent à la prise en charge des patients.

Selon Docteur Joseph Mendy, le médecin ne travaille pas seul. Il est souvent assisté par certains agents qui sont les infirmiers, les sages-femmes, techniciens supérieurs, techniciens en laboratoire. Or à l’état actuel, toutes ces professions ne font pas l’objet d’une réglementation claire et nette. ‘’Il n’y a pas de texte qui puisse dire, pour exercer dans la profession d’infirmier ou de technicien supérieur, c’est cela qu’il faut, en plus du diplôme. Certaines professions paramédicales, comme la théocratie, la kinésithérapie, l’orthophonie concourent à la prise en charge du malade. Elles existent au Sénégal, sont tolérées, mais sans règlementation. Il est temps que le Sénégal procède à cela, dans l’intérêt de l’Ordre’’, a plaidé Dr Mendy. Car pour lui, l’Ordre est là aussi pour protéger les populations. C’est pourquoi, dit-il, il est important que tous ceux qui interviennent autour du malade soient connus, que leurs compétences soient connues des populations et de leur organe.

En outre, il a expliqué que, selon la loi 66-69 du 4 juillet 1966, l’Onms est la plus haute autorité en matière professionnelle. Mais, a-t-il précisé, il ne faut pas la confondre avec l’autorité politique qui est le ministère. ‘’L’Ordre veille sur le respect des règles déontologiques de la profession. Son deuxième rôle est de servir de conseiller privilégié du gouvernement. Il est habilité à conseiller le gouvernement à se prononcer sur toutes les questions de la santé publique. Il doit être consulté en principe par le gouvernement sur toutes les questions de santé’’, a-t-il fait savoir.

‘’Nos collègues médecins non-inscrits peuvent faire à tout moment l’objet de poursuites judiciaires’’

Le tableau est composé de deux sections A et B. La section A regroupe tous les médecins qui exercent dans le secteur public et parapublic. La section B regroupe ceux qui exercent dans le privé. Cette année, il y a eu une augmentation du nombre d’inscrits au tableau de l’Ordre. ‘’L’année dernière, nous étions à 1007 inscrits. En 2015, on était à 500 inscrits. Cette année, nous sommes à 1433 médecins inscrits répartis dans les deux sections toutes spécialités confondues. La section A compte 1053 médecins et B, 374 médecins. Il y a 6 qui sont inscrits dans les deux sections. Ce tableau sert à lutter contre l’exercice illégal de la médecine’’, explique le vice-président.

Dr Joseph Mendy de préciser que tout médecin qui ne figure pas dans ce tableau n’est pas habilité à exercer la médecine au Sénégal. Il ne doit ni prescrire des ordonnances, ni faire des analyses, encore moins des consultations. ‘’La santé, c’est quelque chose de très sérieux, on ne peut permettre à n’importe qui d’intervenir. Nous informons aussi les autorités consulaires, les autorités diplomatiques de s’approprier ce tableau pour que les actes administratifs qui sont posés au Sénégal soient légaux, reconnus par le pays et le monde entier. Nous lançons également un appel à nos collègues médecins qui ne sont pas inscrits. Qu’ils sachent qu’ils peuvent faire, à tout moment, l’objet de poursuites judiciaires. Ils peuvent être arrêtés et conduits en prison, parce qu’ils ne sont pas inscrits à l’Ordre et exercent la médecine’’, prévient le vice-président de l’Ordre.

Il demande aussi à la population de s’approprier ce tableau pour pouvoir mieux se soigner. ‘’Avec ce tableau, tout le monde saura vers quel médecin aller. La santé des populations doit être respectée. Il n’est plus question pour les médecins de faire ce qu’ils veulent’’, a-t-il averti.

VIVIANE DIATTA
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