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Christophe Bigot: “On peut toujours mieux faire pour les visas étudiants“
Publié le vendredi 3 novembre 2017  |  Agence de Presse Sénégalaise
Le
© aDakar.com par DF
Le grand oral de Christophe Bigot
Dakar, le 2 novembre 2017 - L`ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot s`est longuement avec des journalistes de l`Aps. Plusieurs questions d`ordre diplomatique, sécuritaire et politique ont été évoquées.




La France peut faire davantage en matière d’octroi de visas de séjour pour les étudiants sénégalais, a soutenu jeudi l’ambassadeur de ce pays au Sénégal, Christophe Bigot, estimant que leur augmentation de 2500 à 3500 en un an, représente un "effort considérable’’.

"En 2016, le nombre de visas étudiants était de 2500. En septembre 2017, l’Ambassade a délivré 3500 visas, ce qui est évidemment toujours insuffisant mais par rapport à ce qui précède, il y a eu un effort considérable’’, a dit M. Bigot, qui était l’invité de la rédaction de l’APS.

"Mon objectif à terme, c’est de délivrer 5000 visas étudiants en 2019. C’est nécessaire d’augmenter parce que la population estudiantine va exploser compte tenu des progrès de la scolarité et ils ont besoin d’être accompagnés", a expliqué le diplomate français.

Il affirme toutefois relevé un ’’problème’’ selon lui lié aux capacités d’accueil des universités françaises", compte tenu également des 13 établissements dispensant au Sénégal un programme français pour 7500 élèves.

"La demande est beaucoup plus forte que l’offre, il faudrait qu’on travaille avec ces écoles et ces lycées pour être en mesure d’offrir beaucoup plus de places aux étudiants", a-t-il insisté.

Selon lui, "l’idée ce n’est pas seulement de donner des visas aux étudiants mais nous souhaitons aussi qu’ils puissent participer, à leur retour, au développement du Sénégal".

Il a été décidé aussi, lors du séminaire inter -gouvernemental entre la France et le Sénégal, que ces étudiants bénéficient en même temps d’un visa de circulation équivalent à la durée de leur passeport à leur retour. Ce qui leur permettra de ne pas "couper les ponts avec la France".

La France compte également faciliter l’installation d’établissements français au Sénégal. Aussi des efforts sont-ils faits en relation avec le Conservatoire national des Arts et des Métiers (CNAM) et avec l’Institut Mines Télecoms, pour qu’ils puissent former des étudiants au Sénégal.

Lors du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais du 19 octobre dernier, rencontre "très riche et très dense avec 25 pages de conclusion", "un volet éducation très significatif" avait été abordé. Il a été décidé de mettre en place un campus universitaire franco-sénégalais à Diamniadio, a rappelé M. Bigot.

"L’enseignement supérieur, c’est important, mais il y a également l’enseignement primaire et secondaire", a-t-il souligné.

C’est pourquoi l’Agence française de développement (AFD) a participé à la construction et à la restauration de 16 collèges et lycées dans Dakar.

Après un séjour d’une semaine dans le Fouta, qui l’a mené de Kanel (Matam) à Ross Béthio (Dagana), il a dit avoir pu voir le travail mené par la diaspora sénégalaise en France, la coopération française et l’Etat du Sénégal pour financer la construction de lycées et d’écoles.
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