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Le Soleil N° 13152 du 27/3/2014

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24 milliards de m3 d’eau douce se perdent à la mer chaque année
Publié le jeudi 27 mars 2014   |  Le Soleil


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© Autre presse par DR
La Direction générale de la Société des Eaux du Sénégal (SDE)


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Chaque année, 24 milliards de m3 d'eau douce venus du fleuve Sénégal se jettent en mer. Ce volume impressionnant du liquide précieux aurait pu être récupéré en aval du cours d'eau et redirigé vers les zones arides, pour booster l'agriculture au Sénégal.

Le spectacle de l'eau du fleuve qui se jette à la mer est toujours poignant à voir, d'autant plus que notre pays souffre cruellement du manque de réserves d'eau de surface. 24 milliards de m3 de cette précieuse denrée aurait pu être maîtrisée et utilisée dans les zones arides du pays qui bénéficie d'un relief plat. Ainsi, le liquide s’écoulant vers la mer aurait pu amender les terres impropres à l’agriculture et qui s’étendent à perte de vue. Il faut rappeler que les performances agricoles enregistrées chaque année dépendent directement de l’eau de pluie dont le volume peut fluctuer d’une saison à l’autre. Une technique de récupération aurait permis de mettre en eau ou de recharger les 3.900 points d'eau temporaires que compte le pays.

Ce chiffre prend en compte les bas-fonds, les «céanes» (oasis sauvages), les marigots et vallées. Le chef de la division régionale de l'hydraulique de Saint-Louis, Adama Ndianor, a dit saisir l’occasion de la journée mondiale de l'eau pour cerner les contours de l’inexploitation des ressources hydriques qui se perdent en mer. Il a fait le tour de la question, de l'exploitation des aménagements et canalisations à mettre en place pour accroître les surfaces agraires et les rendements tout au long de l'année.

Irriguer les terres à partir de Louga
Selon toute vraisemblance, les agriculteurs et éleveurs peuvent avoir de l’eau à disposition si tous les aménagements nécessaires sont réalisés, pour canaliser le volume d’eau important qui se perd en mer.

Selon l'hydraulicien, il existe une station de mesure au barrage de Diama qui donne la quantité quotidienne d'eau qui s'écoule, lâchée par les vannes. Elles sont de l'ordre de zéro à 1.800 m3/s.

Des études sont en cours pour maîtriser ce volume d'eau par le canal du Gandiolais, et mettre en disponibilité plusieurs dizaines de milliers d’hectares pour l’agriculture, l’horticulture et l’arboriculture. Une autre hypothèse s'est penchée sur la question et a pris en compte l'irrigation à partir de Louga, à travers le littoral par l'eau douce. Il faut rappeler que c’est à cette hauteur, aux environs de Potou, que se situait l’embouchure du fleuve Sénégal, il y a de cela quelques années.

La troisième hypothèse concerne l'augmentation des capacités de retenu du barrage, le relèvement de la hauteur de l'eau, afin de drainer celle-ci à travers des canalisations et déviations qui seront réalisées sur le parcours tracé. «En augmentant les réserves d'eau, l'on pourra irriguer toutes les superficies agricoles».

Compte tenu du rôle qui est dévolu à l'agriculture dans les prochains programmes de développement du Sénégal, cette action d'exploitation des eaux se jetant à la mer sera bénéfique pour les acteurs du monde rural qui sont limités dans leur production par la rareté de l'eau douce.

Les techniciens et spécialistes des questions hydrauliques sont en train de réfléchir sur les voies et moyens pour récupérer cette manne qui se perd dans l'océan Atlantique. C’est une attente que nourrissent les centaines de milliers d’agriculteurs qui ont déjà maîtrisé les itinéraires techniques, les méthodes d’augmentation des rendements à l’hectare, mais reste cependant coincés par la rareté de l’eau de surface.

C’est un espoir qui naît dans le sens de remettre l’agriculture sur orbite. D’autant temps plus que le secteur occupe plus de 65 % de nos compatriotes.

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