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Sécurité routière : l’absence de statistiques limite l’évaluation et les mesures à prendre (officiel)
Publié le lundi 24 mars 2014   |  Agence de Presse Sénégalaise




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L’absence de statistiques limite l’évaluation globale et la planification ultérieure des mesures de sécurité routière à prendre pour réduire les accidents, a soutenu, lundi à Dakar, le directeur de cabinet du ministère des Infrastructures, des Transports routiers et du désenclavement, Alioune Diallo.

Présidant l’atelier de vulgarisation du Plan national de sécurité routière, M. Diallo a invité la Direction des transports routiers, en collaboration avec les parties prenantes, à améliorer les statistiques des accidents pour permettre aux décideurs de disposer d’indicateurs facilitant l’évaluation des actions de tous les jours.

‘’Les accidents de la circulation constituent un problème pluridisciplinaire et multisectoriel’’, a-t-il dit devant les acteurs impliqués dans le transport routier.

Dés lors, a-t-il ajouté, ‘’tout combat contre ce fléau nécessite une synergie des actions de tous les secteurs concernés pour atteindre l’efficacité recherchée’’.

La mise en œuvre des actions prioritaires du Plan national de sécurité routière permettra d’atteindre l’objective réduction de la gravité des accidents de 35% d’ici 10 ans, a-t-il relevé.

‘’Il est important de noter que le Plan Sénégal émergent donne une place importante aux externalités positives du système de transport et à leur sécurité’’, selon Alioune Diallo.

Il a rappelé que le Sénégal est engagé dans la décennie mondiale d’action pour la sécurité routière (2011-2020) proclamée par l’Assemblée générale de l’Onu en mars 2010.

Face à la recrudescence des accidents spectaculaires observée durant les derniers mois de l’année 2013, le ministère des Transports a pris ''d’importantes mesures pour lutter contre ce fléau mondial dont un Plan national de sécurité routière'', a t-il dit.

‘’La sécurité routière est un combat de tous les jours pour faire évoluer positivement les comportements’’, a souligné la présidente de l’organisation LASER International, partenaire du ministère dans le déroulement du Plan d’actions pour la sécurité routière.

‘’Je sais que nous sommes tous responsables. Et chacun en ce qui le concerne, à l’endroit où il se trouve, doit penser à toutes celles et ceux qui ont été victimes d’accidents de la route et qui vivent quotidiennement avec une incapacité qui aurait pu être évitée’’, a dit Ndèye Awa Sarr.

''Cette journée s’inscrit dans une série de rencontres et d’Actions pour une alliance globale contre l’insécurité routière (AGIR) sur nos routes'', a -t-elle ajouté. Ce plan devrait impliquer pour ses 9 objectifs étalés sur les 10 ans à venir l’ensemble des acteurs, les forces de l’ordre, les transporteurs et les organisations de la société civile.

Il s’agit, parmi ces objectifs, de mettre en place une structure de coordination et de gestion de la sécurité routière et un système d’information fiable sur les accidents, de la formation préalable de tous les conducteurs au permis de conduire, de dérouler une campagne d’information et sensibilisation ciblée et continu.

Dans le plan national, il est également prévu une éducation en milieu scolaire avec un nombre d’heures minimales, une ingénierie des routes avec une meilleure prise en charge de la sécurité routière dans les structures et des services d’urgence permettant de réduire le nombre de décès et de blessés graves sur la route.


Le coût global des accidents de la route en Afrique s’élève au moins à quelque 7,3 milliards de dollars soit 1% du PIB du continent.

Ces chiffres sont confirmées au Sénégal, d’après les études réalisées dans le cadre de ce plan national.

Les tendances actuelles au niveau des pays à revenu moyen et faible montrent que la situation devrait encore s’aggraver si aucune action n’est entreprise, selon les spécialistes.

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