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Fuites Bac 2017: L’État se porte partie civile, les syndicats s’indignent
Publié le lundi 10 juillet 2017  |  Sud Quotidien
Triennale
© aDakar.com par DF
Triennale 2017 de l`Association pour le développement de l`éducation en Afrique (ADEA)
Dakar, le 15 mars 2017 - Le Sénégal accueille la Triennale 2017 de l`Association pour le développement de l`éducation en Afrique (ADEA) à Dakar du 14 au 17 mars 2017. La rencontre est placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal, et Président du Comité des dix chefs d’État africains champions sur l`Education, les Sciences et la Technologie. Photo: Mary Teuw Niane, ministre de l`enseignement supérieur et de la recherche




Face à cette fuite à grande échelle du baccalauréat 2017, où les candidats sont appelés à reprendre les épreuves de français, d’histoire et de géographie, Mary Teuw Niane a décidé de porter encore plainte contre X, et se constitue partie civile. Suffisant pour que les syndicats d’enseignants, notamment le Saemss et le Cusems, ruent dans les brancards en exigeant une reprise totale du Bac de 2017.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut se laver à grande eau. Mary Teuw Niane a décidé de déposer une autre plainte, en attendant la première qu’il avait introduite auprès des autorités compétentes pour diffusion de fausses nouvelles. C’est toujours contre X, à la seule différence, cette fois-ci, que l’ancien Recteur de l’université Gaston Berger de Saint Louis se constitue partie civile. Selon nos confrères de la Rfm, Mary Teuw Niane a insisté sur la « gravité des faits ». Selon lui, « cela nécessite une sérénité pour situer les responsabilités, en attendant les conclusions de l’enquête ». Non sans rappeler que la direction de l’Office est un poste sensible. Il a été occupé par seulement trois personnes depuis le départ des Français.

FAUX FUYANTS

Cette démarche du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne semble guère emballer les syndicats d’enseignants qui voient les deux plaintes de Mary Teuw Niane, comme un échec d’un système.
« Au début, ils avaient décidé de déposer une plainte pour diffusion de fausses nouvelles avec les épreuves anticipées. Ils reviennent après pour dire que les fuites sont avérées et les matières concernées seront reprogrammées. Nous n’avons plus de commentaire à faire. Ce sont des faux fuyants », souligne d’emblée le Secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems). Pour Abdoulaye Ndoye, « les services du ministère tournent en rond ». « Nous avons porté à la place publique l’affaire des professeurs de philo qui s’est avérée. Les autorités ont voulu fermer les yeux. Voilà, le résultat de la mauvaise gestion de l’alerte», déplore Abdoulaye Ndoye.

Relevant que ces faits sont avérés maintenant au vu et au su de tous les Sénégalais, le Cusems exige « un audit complet pour situer les responsabilités. L’organisation du Bac doit être passée au peigne fin».

LA RECRE DE MARY TEUW NIANE

Le Sécrétaire général du syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss) estime que le « ministre de l’Enseignement supérieur fait dans la recréation en annonçant une deuxième plainte ». Car, selon lui, les syndicats avaient apporté suffisamment de preuves pour la philosophie, que les autorités ont décidé de passer sous silence.
« Si le ministre dit qu’il porte plainte, je considère qu’il se moque des Sénégalais. Car si ces plaintes avaient servi à quelque chose, elles allaient situer les responsabilités dans cette affaire. Tel n’a pas été le cas. C’est de la tergiversation », fulmine Saourou Sène.
Il souhaiterait que toutes les parties prenantes soient réunies pour tirer tous les enseignements de cette organisation du Bac 2017. Car, dit-il, le temps de la justice n’est pas le temps de la vie civile.
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