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Art et Culture

Une jeune Sénégalaise milite pour la promotion de la médecine traditionnelle chinoise (INTERVIEW)
Publié le vendredi 16 juin 2017  |  Xinhua




DAKAR -- Promouvoir et vulgariser la médecine traditionnelle chinoise au Sénégal et en Afrique, est la mission que s'est assignée Mame Awa Ly, une jeune Sénégalaise vivant à Dakar.

Les méthodes de traitement de la médecine traditionnelle chinoise ne sont pas du tout éloignées de celles des Africains, a-t-elle affirmé dans un entretien avec Xinhua.

"Cette médecine qui est tout à fait naturelle et très proche de notre médecine africaine traditionnelle. On a presque les mêmes principes de traitement, comme la phytothérapie, la thérapie avec les ventouses, etc. Certes les plantes médicinales sont différentes, mais on a certaines qui sont les mêmes", a expliqué cette spécialiste de la médecine chinoise.

"La médecine chinoise est en réalité née de cette philosophie ancienne chinoise, très proche de celle africaine. Ce n'est pas quelque chose qui nous est étranger. C'est juste une méconnaissance", a-t-elle ajouté.

Pourtant, elle n'est pas encore très connue des populations. Ainsi, cette jeune sénégalaise estime qu'il faut d'abord sensibiliser la population sénégalaise sur la disponibilité des soins. Passionnée de la médecine traditionnelle africaine, Mame Awa Ly a bénéficié, après son bac et une année d médecine à l'université, d'une bourse en 2008 pour faire des études de médecine traditionnelle chinoise.

Depuis son retour au Sénégal en août 2016, elle s'est installée à l'Institut Confucius où, elle reçoit ses patients.

"La plupart de mes patients sont des gens qui me sont recommandés ou qui, sujets de douleurs ou de maladies chroniques, font des recherches en ligne et tombent sur la médecine chinoise et cherchent des contacts", a expliqué Ly.

Sur des placards de sa salle de consultation, sont rangés des produits tels que le ginseng, le goji, le maca, les plantes toniques comme la bardane, les plantes dépuratives telles que les feuilles de murier, etc. Et, en fonction des besoins des patients, elle prépare les herbes et plantes pour ses prescriptions. Elle amène au fur et à mesure des produits de la Chine pour reconstituer son stock.

L'autre défi pour Mame Awa, c'est par rapport au gouvernement sénégalais. "Il faut que les autorités s'impliquent plus dans cette vulgarisation de la médecine chinoise et de la médecine traditionnelle en général", a-t-elle préconisé.

Parce que, selon elle, la médecine moderne a "aussi ses limites", alors que la médecine chinoise qui est reconnue par l'Organisation mondiale de la Santé, est considérée comme une alternative et une médecine complémentaire à celle moderne.

Elle a déploré que "l'Afrique soit en reste dans la pratique de la médecine traditionnelle", recommandant qu'il faut que "nous essayions d'aller chercher ce qui est bon chez l'autre, le ramener chez nous pour en bénéficier".

Dans l'optique de répandre cette médecine au Sénégal, l'Institut Confucius de Dakar va bientôt dispenser des cours de pratique médicale chinoise, selon Mame Awa.

"On va donner des cours d'acupuncture au sein de l'Institut Confucius, pour les médecins, des cours de massages aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte pour les infirmiers, et des cours de bien-être pour le public, par exemple la diététique chinoise, les techniques de prévention, etc.", a-t-elle dit à Xinhua.

"Le crédo de la médecine chinoise, c'est d'abord la prévention. Pour la promotion et la vulgarisation de la médecine chinoise, j'invite les jeunes sénégalais à beaucoup s'y intéresser. Car, elle a toujours montré ses preuves en clinique", a-t-elle conclu.
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