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Gaz offshore: Un nouveau gisement découvert
Publié le mercredi 10 mai 2017  |  Enquête Plus
Selon
© Autre presse par DR
Selon la société Kosmos Energy, les «réserves prouvées» de gaz placeraient plutôt le Sénégal entre la 23e et la 30e place mondiale.




Les bonnes nouvelles s’enchaînent pour la compagnie d’exploration américaine basée à Dallas. Kosmos Energy a annoncé hier la découverte d’un important gisement de gaz au large du Sénégal. La junior, qui faisait le bilan de son premier quart pour 2017, accuse par ailleurs une perte de 25 milliards F CFA.

Bien à propos, Yaakaar (Ndlr : espoir en wolof) semble porter toutes les promesses de bonheur d’un futur état gazier. ‘‘Yakaar-1 a croisé une colonne d'hydrocarbures bruts de 120 mètres (394 pieds) dans trois accumulations dans l'objectif principal du Cénomanien inférieur, et a rencontré 42 mètres (138 pieds) de zone productrice nette. Les résultats du puits confirment la présence d'épais sables de réservoir empilés, sur une très vaste zone, avec une très bonne porosité et perméabilité’’, annonce un communiqué de Kosmos Energy. En d’autres termes, Yaakaar 1, le premier d’une série de quatre tests indépendants, a découvert un gisement de gaz dont les réserves sont estimées à 15 billions de pieds cubes. ‘‘En plus de celles découvertes dans Teranga-1 l’année dernière, elles permettront, à notre avis, de soutenir un deuxième centre de production de Gaz naturel liquéfié (GNL) à prix compétitif’’, commente le communiqué. Toutefois, cette découverte n’est toujours pas définitivement quantifiée puisqu’un programme d'évaluation est prévu pour délimiter la portée.

Le Président-directeur général de Kosmos, Andrew Inglis, a déclaré : ‘‘Avec la découverte de Teranga-1 réalisée l'année dernière, nous croyons que cette ressource soutiendra un deuxième centre de production de GNL à prix compétitif. Le résultat confirme en outre notre perception de l'échelle du système pétrolier au large de la Mauritanie et du Sénégal, notamment les systèmes de chenaux sous-marins du bassin, pour lesquels les risques sont maintenant encore plus réduits, puisque le puits démontre que le réservoir et le piège sont tous les deux fonctionnels dans ces zones utiles pas encore testées.’’

Dépenses d'exploration quadruplées

Cette découverte n’est peut-être pas étrangère aux dépenses d’exploration consenties par la junior américaine qui ont plus que quadruplé, pour ce premier quart de 2017 : 63 milliards F CFA, contre 14 seulement pour la même période de l’année dernière. Un investissement colossal qui cache cependant les pertes accusées par la Compagnie pour cet exercice de janvier à avril, s’élevant à plus de 25 milliards F CFA nets, d’après l’annonce des résultats financiers hier à Dallas. Soit 10 milliards de moins que la même période de l’année dernière, où les pertes étaient à plus de 35 milliards.

Le PDG du groupe est resté optimiste sur les projections. ‘‘Kosmos est prête à exécuter ses plans pour 2017. Le cash généré et la finalisation avec British Petroleum (BP) a permis d’améliorer notre assise financière. En plus, les explorations fructueuses, à l’image de Yakaar-1, au Sénégal, nous renforce dans la conviction que ce bassin est l’un des plus larges systèmes pétrolifères ouvert sur la Marge Atlantique’’, a déclaré Andrew Inglis. En février, la compagnie de Dallas a finalisé la transaction avec BP après approbations gouvernementales de la Mauritanie et du Sénégal. D’après les termes du contrat, la senior britannique acquiert 49,99% d’intérêts dans Kosmos BP Senegal Limited. Il détient également 60% de participation dans les blocs de Cayar et Saint-Louis Offshore Profonds, aux larges du Sénégal. Kosmos clôt ce premier quart pour 2017 avec 776 milliards de liquidités dont 574 de dette nette.
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