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Le Soleil N° 13048 du 22/11/2013

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Forum d’Abidjan : L’Afrique mise sur la coopération Sud-Sud pour un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement
Publié le vendredi 22 novembre 2013   |  Le Soleil


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© Abidjan.net par DR
Le premier ministre ivoirien , Daniel Kablan Duncan


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La 3e édition du Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique a été ouverte, hier, à Abidjan. Le continent mise sur la coopération Sud-Sud pour un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan.

ABIDJAN (Côte d’Ivoire) - Le Forum de haut niveau sur l’Eau et l’assainissement pour tous en Afrique, ouvert à Abidjan ce 21 novembre, accorde une place de choix à la capitalisation des bonnes pratiques et à la mutualisation des moyens entre les pays du Sud. Le temps de l’accélération des processus d’accès à ces services sociaux de base ayant sonné. L’Afrique compte encore 300 millions d’âmes qui n’ont pas accès à des services d’eau potable améliorés et 640 millions d’Africains ne disposent pas d’un assainissement adéquat, en dépit de lourds investissements des bailleurs, des partenaires et des gouvernements.

L’édition 2013, qui a pour thème « Promotion de la coopération vivante et efficace entre les pays du Sud pour accélérer l’accès à l’hygiène, l’assainissement et l’eau pour tous en Afrique », invite les pays africains à trouver des solutions endogènes aux problèmes de ce secteur. Elle ne peut plus compter exclusivement sur les pays européens, plongés dans une crise financière internationale.

L’axe d’une coopération Sud-Sud n’est pas fortuit. Il a apporté des résultats escomptés au cours de ces dernières années. « La coopération Sud-Sud continue d’être le moteur d’échanges et de flux financiers soutenus dans le contexte actuel de forte instabilité économique, sociale et politique », argumente le secrétaire exécutif de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’assainissement pour l’Afrique (Eaa).

Si l’on se réfère aux données de l’Ocde, la part de cette coopération dans les échanges mondiaux était de 37 % en 2011. Il y a donc des opportunités à exploiter, non seulement pour la mobilisation des financements mais aussi pour l’actualisation des connaissances et pratiques, l’échange d’expériences, etc. « La présente édition offre cette plateforme afin de permettre les échanges directs entre les pays du Sud, pour la promotion d’un partenariat technique et financier et le partage d’expertise et de compétence mutuellement avantageux dans le secteur de l’Hygiène, de l’assainissement et de l’eau potable (Haep) », a soutenu Idrissa Doucouré, secrétaire exécutif de Eaa.

Quelles sont les options pour les pays africains ? « Les défis sont nombreux. Est-ce qu’il nous faut le captage des eaux souterraines ou des eaux de pluie ? Et comment concevoir l’architecture de distribution ? » s’est interrogé le gouverneur du district d’Abidjan, Robert Beugré Mambé.

Quant à la directrice régionale de l’Usaid, Anne Dix, elle a réaffirmé l’engagement à soutenir les efforts des Etats africains tout en les invitant à aller vers l’expérimentation des options à portée de main. Surtout que le chemin qui reste à parcourir est encore long. « Il reste beaucoup à faire. Nous sommes conscients que nous devons changer de méthodes d’intervention. Nous devons avoir une conscience africaine. Il nous faut aller vers des actions concrètes », a lancé le ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme de la Côte d’Ivoire, Mamadou Sanago.

Les conséquences du déficit en infrastructures de base ont des répercussions sur les plans économique, sanitaire et social. Selon les données disponibles, 70 % des lits d’hôpitaux sont occupés par des personnes souffrant de maladies liées à l’eau et à l’assainissement. « 70 % des lits d’hôpitaux sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement. Cette situation limite la valorisation du potentiel humain avec un impact négatif sur la croissance et le développement », a laissé entendre le Premier ministre Daniel Kablan Duncan. Par conséquent, il est impérieux d’inverser cette tendance, au regard de l’explosion démographique de l’Afrique, qui aura 25 % de la population mondiale en 2050. « Nous devons tous être conscients pour fournir de l’eau potable et l’assainissement. Et faire adopter les bonnes pratiques, c’est donner la santé aux populations et leur permettre de dérouler des activités génératrices de revenus. C’est aussi créer de la richesse », a indiqué le Premier ministre de la Côte d’Ivoire.

550 milliards de FCfa investis en un an dans la réalisation des ouvrages

L’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’assainissement pour l’Afrique (Eaa) a réussi le pari de mobiliser 550 milliards de FCfa en un an. Cette enveloppe financière a servi à la réalisation d’ouvrages de base pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans plusieurs pays membres de la structure. « Grâce aux réformes introduites au cours de ces trois dernières années, Eaa a mobilisé 60 milliards de FCfa qui ont permis à 11 millions d’Africains d’avoir accès aux services d’eau et d’assainissement. Eaa est aussi parvenue à mobiliser en un an 550 milliards de FCfa. C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre pour les populations africaines », a révélé le président du Conseil des ministres africains de Eaa, Wassake Boukhary.

De notre envoyé spécial Idrissa SANE

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