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12e législature de l’Assemblée nationale : député ou applaudisseur public ?
Publié le mardi 21 fevrier 2017  |  Walf Fadjri L’Aurore
Christine
© aDakar.com
Christine Lagarde a tenu un discours devant la Représentation Nationale
Dakar, le 30 Janvier 2015 - La Directrice Générale du Fonds Monétaire International s`est adressée aux députés Sénégalais. Christine Lagarde a été reçue à l`Assemblée nationale par le président Moustapha Niass.




C’est un député qui le dit : «Nous avons l’Assemblée la plus nulle de l’Histoire du Sénégal.»
Dans la bouche du tonitruant Me El Hadj Diouf, il y a du tragique et du comique. C’est vrai que nous le savions déjà. Mais, nous n’avons aucune légitimité pour l’assener de manière si péremptoire. Pouvait-il en être autrement ? Assurément non ! D’abord, le système de cooptation. Avec le système de la liste nationale, n’importe qui peut aller à l’Assemblée. Pourvu simplement qu’il ait deux mains et dix doigts pour applaudir, pardi. Ensuite, la parité qui nous impose d’en envoyer au Parlement. Seul le sexe importe. Au diable les diplômes et autres qualifications professionnelles ! La chronique raconte qu’un grand dignitaire religieux avait demandé à Senghor de faire élire son chauffeur député à l’Assemblée nationale. Refus courroucé du premier président de la République et réplique du dignitaire : «N’est-ce pas juste pour applaudir ? Cela, il sait le faire !» Vraie ou fausse, cette légende est symptomatique de la perception du député dans notre imaginaire. Une perception qui se résume en une kyrielle d’avantages : Contrat à durée déterminée de 5 ans minimum, véhicule 4X4, salaire mirobolant, passeport diplomatique, travail sans contrôle et des hectolitres de carburant à l’œil. Mais, les autres, la soi-disant élite, qu’ont-ils fait pour renverser cette mauvaise perception ? Rien ! Aux dernières législatives, l’espoir d’une rupture qualitative avait chanté dans nos oreilles.
D’un seul coup, les électeurs avaient envoyé sur les bancs du Parlement un ancien Président de l’Assemblée nationale (Mamadou Seck), un ancien Président du Sénat (Pape Diop), un ancien Premier ministre (Souleymane Ndéné Ndiaye), un ancien ministre de l’Intérieur (Ousmane Ngom), un ancien ministre d’Etat, ministre des Services et affaires présidentiels (Ousmane Tanor Dieng), etc. Mais, tous ont préféré rendre le tablier pour aller s’occuper de je ne sais quoi, sûrement plus important à leurs yeux. Avec tout le respect que j’ai pour eux, avec quelles lunettes un ancien «coxeur», une restauratrice de quartier, une mareyeuse ou un sans emploi peuvent-ils lire une Loi de finances ? Abdourahim Agne, ex-tribun socialiste et réputé fort en thème le disait, en substance, sur la défunte radio Océan, si les élites démissionnent, des sans grades iront à l’Assemblée voter des lois qui vont leur être appliquées. Voilà où on en est !
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