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Audition au fond du maire de la Médina: Bamba Fall continue de clamer son innocence
Publié le vendredi 10 fevrier 2017  |  Enquête Plus
Bamba
© Autre presse par DR
Bamba Fall, maire socialiste de la Médina




Entamées le 28 janvier, les auditions devant le Doyen des juges d’instruction, Samba Sall, ont pris fin hier, pour les responsables socialistes inculpés et placés sous mandat de dépôt dans l’affaire du saccage de la maison du parti socialiste. Le maire de la Médina, Bamba Fall, a fermé le bal hier. Les avocats de la défense ont introduit des demandes de mise en liberté provisoire pour l’édile et Cie.

Le maire de la Médina persiste et signe. ‘’Lui et ses camarades, placés sous mandat de dépôt depuis le 4 janvier dernier à la prison de Rebeuss, sont victimes d’une détention arbitraire sous des prétextes fallacieux et d’accusations fantaisistes’’, écrit-il dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Macky Sall. Hier, devant le Doyen des juges près le tribunal de grande instance de Dakar, Samba Sall, dans le cadre de l’instruction du dossier sur le saccage de la maison du parti socialiste, il a réitéré ses déclarations.

‘’Je n’ai absolument rien à me reprocher dans cette affaire. Je suis victime d’une injustice’’, a-t-il soutenu. Porte-parole du jour du pool des avocats de la défense, Me El Hadji Diouf a conforté les propos de l’édile de la Médina. Selon lui, les faits ont donné raison à leur client. ‘’Aujourd’hui, personne ne l’a incriminé et personne n’a pu relever une quelconque responsabilité du maire Bamba Fall dans ce qui s’est passé à la maison du parti socialiste. Donc, nous pensons qu’il va être libéré très rapidement’’, a-t-il dit.

Ainsi, le conseil a-t-il confirmé également que la demande de mise en liberté provisoire a été déposée après leur face-à-face avec le juge d’instruction. ‘’Nous avons formulé ladite requête qui sera communiquée au Procureur de la République pour avis et le juge pourra revenir pour donner son avis. Mais nous pouvons être optimistes, parce que nous ne pouvons pas continuer à garder quelqu’un qui est innocent en prison. Pour dire que nous attendons maintenant sa libération immédiate. Bamba Fall et Cie n’ont aucune responsabilité dans cette affaire. Les vrais nervis ne sont pas arrêtés’’, a soutenu Me Diouf.

‘’On a tout fouillé et tout regardé, mais Bamba est resté zen. Un maire responsable qui ne peut pas être un voyou ou un assassin. On parle d’association de malfaiteurs, mais Bamba Fall est loin de tout cela. Il n’est ni assassin ni malfaiteur’’, plaide la robe noire. Au contraire, fait-il remarquer, ‘’c’est un bienfaiteur, un maire, un magistrat, un homme aimé, choisi et élu par sa population’’. De plus, ajoute-t-il : ‘’C’est un maire serein, un homme innocent, sage, honnête, sérieux, travailleur qu’on a vu devant un juge qui doit poser toutes les questions possibles. Mais Bamba Fall a toujours montré qu’il est innocent et il le restera.’’

Il faut souligner que les militants socialistes, les partisans du maire de la ville de Dakar ainsi que des sympathisants sont venus de nouveau manifester leur soutien à l’édile de la Médina. Massés aux abords de la cave, ils ont exigé sa libération. ‘’Libérez Bamba Fall !’’ se sont-ils mis à scander. Ils ont finalement été expulsés du Palais de justice par les forces de l’ordre.

Cette audition vient après celle d’avant-hier du Directeur de Cabinet de Khalifa Sall, Bira Kane Ndiaye. Le chef de cabinet du maire de Grand-Yoff, Bassirou Samb, Cheikh Tidiane Sall, Abdourahmane Mbaye, Abdoulaye Wone, Saliou Mbacké Diop, Malick Kébé Dieng, Maguette Ba et Amath Diouf ont déjà répondu aux questions du Doyen des juges d’instruction, entre le 28 et le 29 janvier dernier.

Bamba Fall et Cie ont été inculpés pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, menaces de mort, violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (Itt) et destruction de biens appartenant à autrui. Les faits se sont déroulés le 5 mars 2016, le jour où le Parti socialiste (Ps) a convoqué son bureau politique pour confirmer sa décision de voter pour le ‘’OUI’’, lors du référendum du 20 mars 2015. L’assemblée s’est soldée par des actes de vandalisme reprochés aux partisans du ‘’Non’’.
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