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Lèpre: Une spécialiste insiste sur la détection des signes précoces
Publié le jeudi 2 fevrier 2017  |  Agence de Presse Sénégalaise




Le combat pour l’éradication de la lèpre au Sénégal butte sur des problèmes relatifs notamment au manque de sensibilisation sur les signes précoces de la maladie, a laissé entendre, mercredi, le docteur Lahla Fall Dieng du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte de Dakar (CHOM).

Si la lèpre continue de poser problème au Sénégal, cela s’explique principalement par un "manque de sensibilisation de la communauté sur les signes précoces de la lèpre (dermatologiques)", a-t-elle expliqué.

Mme Dieng introduisait une communication sur la lèpre à Thiès, en présence d’acteurs de la lutte contre la maladie et de personnes vivant dans les villages de recasement de la zone.

Il s’y ajoute selon elle que l’absence de communication sur la lèpre est "favorisée par les croyances erronées et préjugés" sur la maladie, une situation à l’origine de barrières socioculturelles et d’une "incapacité du système de santé à reconnaitre et à traiter très tôt la maladie avant l’apparition des invalidités".

De plus, il n’existe que le Centre hospitalier de l’Ordre de malte (CHOM) comme structure de référence pour le traitement de la lèpre, avec une capacité d’accueil de 18 lits pour une prise en charge totale des malades.

Selon Mme Dieng, la lèpre est en phase de pré-élimination au Sénégal mais la situation épidémiologique de la maladie se caractérise par une prévalence élevée dans certaines régions du Sénégal, notamment à Dakar, Diourbel, Thiès et Kaolack.

La lèpre se développe surtout à cause des mauvaises conditions d’hygiène, de la promiscuité et de la pauvreté, mais elle est peu contagieuse et se transmet généralement par des contacts étroits ou fréquents avec un lépreux multibacillaire non ou mal traité, a expliqué la spécialiste.

De manière générale, la prévalence de la lèpre est toutefois en forte baisse à travers le monde, passant de 5 millions de cas au milieu des années 1980 à moins de 250.000 nouveaux cas notifiés actuellement dans 121 pays, a-t-elle signalé.

Le Sénégal, pour sa part, a atteint la phase de préélimination depuis 1995, avec une prévalence évaluée à un cas sur 10.000 habitants, a précisé Mme Dieng, selon qui la lèpre se guérit facilement à partir d’un dépistage précoce suivi d’un traitement qui permet d’éviter les invalidés.

Elle a toutefois signalé que le traitement de la lèpre nécessite "une prise en charge multidisciplinaire" (dermatologie, neurologie, ophtalmologie, chirurgie dentaire, cardiologie, hépatologie, infectiologie, chirurgie orthopédique, ORL, etc.)

De même, a-t-il poursuivi, le suivi médical et l’accompagnement psychosocial, pendant le traitement, nécessite le soutien de la famille et de la communauté, "avec zéro stigmatisation, un encouragement pour une bonne observance du traitement, ainsi qu’un suivi médical visant à faciliter la réinsertion socioprofessionnelle des malades.
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