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Exercice illégal de médecine à Keur Samba Dia: Le Sames s’insurge et décrète 72H de grève
Publié le vendredi 9 decembre 2016  |  Sud Quotidien
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© aDakar.com par DF
Les travailleurs de la santé affiliés au SUTSAS ont marché ce matin à Dakar
Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l`action sociale a organisé une marche, ce jeudi 23 janvier à Dakar. Les revendications des blouses blanches se résument autour de quatre points : l’affection arbitraire des 32 agents de Louga, la restitution de l’enveloppe des heures supplémentaires, le paiement des trois mois de salaire des agents dans les zones difficiles du pays. Ils doivent rencontrer demain vendredi le gouvernement pour des négociations. En attendant les blouses blanches promettent de paralyser le secteur de santé. Ils ont marché de la place de l’Obélisque à la Rts où elles ont tenu un point de presse en présence des représentations du Syndicats d’enseignant entre autres.




Le syndicat autonome des médecins de la santé (Sames) a décrété une grève de 72 h à compter d’hier, mercredi 7 décembre, pour dénoncer l’exercice illégal de la médecine dans le district sanitaire de Diofior par un agent chef de poste à Samba Dia, près de Fimela. Le SAMES estime que la mutation du médecin chef de ladite localité, docteur Mama Moussa Diaw, est «arbitraire». Sa seule faute était de vouloir faire appliquer les lois et règlements pour que l’accusé arrête de se substituer à un médecin gynécologue obstétricien.

La médecine est mise au banc des accusés à Diofor dans la région de Fatick, plus précisément à Fimela où dépend le poste de santé de Keur Samba Dia. Pour s’insurger contre les pratiques d’un assistant infirmier, chef de poste de ledit village, le SAMES a décrété une grève de 72 h, en soutien à Mama Moussa Diaw, médecin chef de la localité, «arbitrairement» muté pour avoir voulu faire respecter la loi à l’accusé.

Le chef de poste de Keur Samba Dia est accusé de s’adonner à des pratiques échographiques et obstétricales qui ne relèvent pas de ses prérogatives. Ce qui a failli mettre en danger la vie de plusieurs patientes. Cet exercice qualifié d’illégal à son niveau doit, selon les membres du SAMES, être sanctionné par le ministère de la santé qui «regarde» ce dernier poursuivre ses activités, malgré une note du sous-préfet lui ordonnant d’arrêter.

Pour le secrétaire général du SAMES, docteur Boly Diop, «le 21 novembre dernier, une dame de 24 ans a été reçue aux urgences du centre de santé de Diofor pour suspicion d’avortement avec un traitement inadéquat. Les investigations révèlent qu’elle avait été prise en charge par l’agent sanitaire au poste de santé de Samba Dia et avait bénéficié d’une échographie qui avait diagnostiqué un avortement et un traitement avait été démarré en plus d’une recommandation faite à la sage femme du poste de santé de Fimela pour continuer le traitement».

Selon lui, «devant l’absence d’une amélioration, la sage femme l’avait référée au centre de santé de Diofior en gardant sous silence le passage et les prestations reçues à Samba Dia». Pour le SAMES, la femme était porteuse d’une grossesse extra utérine qui n’était pas loin de la rupture, et n’eût été l’intervention du médecin du centre de santé, elle aurait pu succomber.

Pour un nettoyage du secteur

Face à cette situation devenue très fréquente dans le domaine de santé, le SAMES alerte les autorités sanitaires pour faire le nettoyage dans le secteur afin de protéger les populations. En sus de la grève de 72 h, le syndicat n’exclue pas d’organiser une marche nationale pour se faire entendre. «L’agent sanitaire a été gardé à vue à la brigade de gendarmerie le 23 novembre, puis transféré à Fatick deux jours après, à la fin de la garde à vue sur instruction du procureur de la République qui s’est saisi du dossier», a noté M. Diop. Devant cette situation, il a souligné que «le cabinet s’est immiscé dans l’affaire pour tenter de faire libérer le délinquant. Et pour récompenser ce dernier, le ministre de la santé a muté le 25 novembre le docteur Moussa Diaw, médecin chef du district de Diofior qui ne faisait qu’accomplir son devoir de médecin chef». Or, poursuit-il, «la vie de cette femme n’a pu être sauvée qu’avec les soins du (Mcd) qui l’a référé au centre hospitalier de Fatick où elle a été bien prise en charge par le gynécologue».

Pour rappel, c’est par le circulaire N000814/Mint/Dmat du 30 juin 2016, que le ministre de l’intérieur a donné des instructions aux gouverneurs de région sur demande du ministère de la santé et de l’action sociale, de signaler les cas d’exercice illégal de la médecine et de les faire cesser. Mais son applicabilité fait défaut aujourd’hui. Le procès est prévu pour le 28 décembre prochain.
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