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Son immunité parlementaire levée : Barth’ désarmé devant le juge
Publié le lundi 14 novembre 2016  |  Le Quotidien
Référendum
© aDakar.com par MC
Référendum - Le maire de Mermoz Sacré-Coeur a voté
Dakar, le 20 mars 2016 - Les opérations de vote suivent leur cours dans le centre de vote de l`école Mass Massaër Niane 1 des Baobabs. Le maire de Mermoz Sacré-Coeur, Barthélémy Dias y a accompli son devoir civique. Photo: Barthélémy Dias, maire de Mermoz Sacré-Coeur




Le député maire de Mermoz-Sacré cœur a perdu son immunité parlementaire, hier. Barthélémy Dias peut enfin faire face au tribunal pour l’éclatement de la vérité dans l’affaire du meurtre de Ndiaga Diouf, le 22 décembre 2011.

Sans surprise, le député Barthélémy Dias perd son immunité parlementaire. Avec 62 voix pour, 14 contre dont celle du défenseur du maire de Mermoz-Sacré cœur, Aïssata Tall Sall, 4 abstentions, les députés livrent ainsi, un des leurs à la justice. Comme le stipulent les textes, seuls 5 orateurs ont eu droit à la parole. Le président de la commission Ad hoc, Mous­tapha Diakhaté, le rapporteur de ladite commission, Ibrahima Sané, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, venu représenter son collègue de la justice, absent du pays. Ces trois s’en sont rapportés à la demande de la commission de lever l’immunité du député. Prenant la parole, le concerné a interpellé ses collègues. «Mes chers collègues, je prends la parole pour vous confirmer que je demeure dans ma position de toujours vous inviter à lever mon immunité parlementaire. Et, s’il vous plaît, sans aucun débat !», leur supplie Barthélémy Dias.
Le député dit fonder sa de­man­de sur 3 raisons. «Premiè­rement, j’appartiens à une génération qui, un jour, dans un avenir proche, je l’espère, devrait pouvoir être en charge des affaires de ce pays. Je n’ai donc pas envie de trainer derrière moi une fausse accusation qui tend à devenir permanente (….) Deu­xièmement, l’immunité parlementaire devrait être levée pour qu’à l’avenir nul ne s’aventure plus à attaquer, armes au poing, violemment, en bande organisée, une institution de l’Etat du Sénégal (….). Troisiè­mement, pour qu’enfin tout ceux qui s’imaginent que cette noble institution qu’est la justice, que c’est une section, une coordination ou une fédération de leur parti politique prête à servir d’instrument aux règlements de comptes politiques se rendent à l’évidence du contraire», dit-il.

Me El hadji Diouf : «Pourquoi cette urgence subite à 7 mois de la fin de cette législature ?»
Pour sa part, Me El Hadji Diouf qui a voté contre s’est adressé à Dias-fils en ces termes : «Mon cher collègue, l’immunité parlementaire ne vous appartient pas. Ce n’est pas pour vous. C’est pour permettre à tous les députés de travailler dans la dignité, dans la sérénité sans être inquiétés.» Sur un ton fort, l’avocat de s’interroger : «Nous sommes en fin de mandat. A peu prés 6 à 7 mois pour la fin de cette législature. Qu’est-ce qui explique cette ur­gen­ce subite ? Je n’en vois pas l’opportunité, je ne vois pas une seule explication.» A l’endroit de ses collègues de la 12eme législature, il demande ceci : «Nous devons rester dignes. Qu’aucun procureur ne vienne demander qu’on lève l’immunité parlementaire de Modou ou de qui que ce soit. Nous devons leur opposer un véto. Disons non à des injonctions de la justice.»
Satisfait de la volonté de ses collègues, Barthélémy Dias promet de faire des révélations sur les commanditaires à la veille de l’ouverture du procès. Il a par ailleurs répété que dans ce dossier, il fait «l’objet d’un acharnement politique, d’un complot politique». «Et ça ne passera pas», avertit-il.
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