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Tamba - Conditions difficiles d’exploitation : Les producteurs reçoivent Macky sans la banane
Publié le vendredi 21 octobre 2016  |  Le Quotidien
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© Présidence par DR
Le président Sall visite des plantations de bananes
Tambacounda, le 20 octobre 2016 - Dans le cadre de sa tournée économique à vocation agricole, le président de la République Macky Sall a visité des plantations de bananes d`une superficie de 200ha.




Le collectif régional des producteurs de banane de Tamba (Corprobat) a profité de la visite de Macky Sall pour lister les difficultés qui, selon eux, plombent la filière.

Dans le cadre de sa tournée économique, le Président Macky Sall a visité hier, les plantations de banane de la capitale orientale. A cette occasion, les producteurs l’ont accueilli par un chapelet de doléances. En effet explique Adama Ndao, secrétaire général du Collectif régional des producteurs de banane de Tamba (Corprobat), la filière est confrontée à plusieurs difficultés dont leur solution contribuerait grandement à l’atteinte de l’autosuffisance en banane. Entre autres difficultés, il évoque la faible productivité. Actuellement indique M. Ndao, ils ne produisent que 15 tonnes/ha, alors dans les normes, ils devraient atteindre les 60 tonnes/ha. «Il y a un réel gap», déplore le secrétaire du collectif. Et cela selon lui, «est dû à un manque de moyens». «Le système d’irrigation, déplore-t-il, est encore rudimentaire. Dans beaucoup de plantations, les producteurs arrosent toujours en utilisant les raccords. Il faut que le système d’irrigation soit modernisé et adapté à la réalité.»
Aussi souligne M. Ndao, «la concurrence de la banane ivoirienne est aussi un réel frein. La banane locale est fortement concurrencée par celle ivoirienne, beaucoup plus présentable et de meilleure qualité. C’est parce qu’il manque considérablement de stations de conditionnement pour les producteurs. Ce sont des unités trop chères que les producteurs ne peuvent pas se procurer. Une station de conditionnement coûte au bas mot, 25 millions de francs. Les producteurs ne peuvent pas l’acheter». A son avis, «il n’y a que l’Etat qui puisse aider les producteurs en leur procurant ces unités, trop importantes pour le secteur. La région n’en compte que trois que le Pademas (programme de développement des marchés) avait trouvés aux producteurs». «Le système de transport est aussi à déplorer, rappelle, le secrétaire du Corprobat. Les bananes sont le plus souvent transportées par des charrettes et autres moyens non adaptés, jusqu’aux stations. Et ces moyens altèrent les produits et les rendent moins compétitifs. Il nous faut des tracteurs et des camions frigos, beaucoup plus adaptés pour le transport des produits. C’est seulement si ces conditions sont respectées, que la banane sénégalaise sera compétitive», martèle Ndao

Macky Sall annonce des investissements de 2,5 milliards dans la filière
Face à ces préoccupations, Macky Sall a promis un investissement de 2,5 milliards qui seront injectés dans la filière banane. Selon le chef de l’Etat, le Sénégal qui a une consommation annuelle de 50 mille tonnes de bananes, produit en moyenne, 28 mille tonnes. Ce qui lui fait dire qu’il y a encore du chemin à faire. C’est pourquoi, soutient-il, dès le mois de janvier 2017, 500 ha de terres seront aménagées et mises à la disposition des producteurs. Les espaces seront bien aménagés avec tout ce que cela nécessite comme aménagement, promet encore Macky Sall. Il s’agit d’accompagner les producteurs dans l’atteinte de l’autosuffisance en banane du pays. Il sera attendu dans ces périmètres aménagés par l’Etat, de grandes productions, annonce le Président. «L’investissement que l’Etat y consentira, c’est pour essayer de combler le gap qui est noté entre la production nationale et les besoins du pays en banane», assure-t-il.
Dans ces nouvelles terres qui seront aménagées et données aux producteurs, il y sera attendu une production d’au moins 20 mille tonnes par an. Les investissements coûteront 2,5 milliards, selon le chef de l’Etat. Tout cela, pour accompagner le secteur et booster l’autosuffisance. Toutefois, précise-t-il, «rien que pour la première année d’exploitation, les productions pourront générer jusqu’à 4,5 milliards de francs, le double des investissements consentis. C’est pourquoi, martèle le président, «ce ne sera pas des investissements à perte mais, bien rentables et très profitables». Et de poursuivre : «Ces mêmes investissements qu’on aura à consentir dans le Tamba et le Vélingara permettront de créer 3000 emplois directs, sans compter les autres débouchés. Et ça va permettre de lutter aussi contre le chômage dans la zone.»
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