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L’APE causera une perte annuelle de recettes de plus de 3 milliards d’euros pour l’Afrique de l’Ouest
Publié le dimanche 9 octobre 2016  |  Agence de Presse Africaine
La
© aDakar.com par DF
La coalition ``non aux APE`` ne désarme pas
Dakar, le 10 Janvier 2014 - La coalition non aux Accords de partenariat économique (APE) s`oppose à toute ratification de ces accords avec l’Union européenne (UE), a réaffirmé, samedi à Dakar, son coordonnateur national, Guy Marius Sagna.




Si l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) est mis en œuvre, les 16 Etats de l’Afrique de l’Ouest perdront au minimum 3,325 milliards d’euros chaque année, a affirmé samedi à Dakar M. Guy Marius Sagna coordonnateur de la coalisation nationale non aux APE.

M. Sagna était l’un des conférenciers des Samedis de l’économie, organisés par la Fondation Rosa Luxemburg et ARCADE sur le thème « Accords de partenariat économique : renforcer les résistances face aux chantages de l’Union européenne ».

Selon lui, cette perte annuelle est sans commune mesure avec le montant de 6,5 milliards d’euros du Programme des APE pour le développement (PAPED)que propose l’UE à l’Afrique de l’Ouest pour mettre à niveau l’économie de la région. « L’existence du PAPED est la preuve que l’APE est destructeur pour l’Afrique de l’Ouest. De plus, il n’y aura aucun fonds supplémentaire venant du budget européen ou du 11ème Fonds européen de développement (FED) mais une concentration des fonds existants sur quatre priorité suite à une décision du Conseil en mars 2014 », soutient le coordonnateur de la coalition non aux APE.

Pour le cas du Sénégal, M. Sagna, avance que « les pertes de droit de douane seraient de 115,142 millions d’euros par an, soit environ 75 milliards FCFA ». Selon lui, l’Etat sénégalais ne veut pas dire comment il compte compenser les droits de douane perdus du fait de la libéralisation à 75% de son marché aux produits européens.

Sur un autre registre, M. Sagna soutient que l’APE aura entre autres
conséquences de plafonner la production et l’exportation des produits à valeur ajoutée accrue tout en favorisant leur importation. Il étaie son propos en donnant le cas de la poudre de lait qui est facturée à 5% par le tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO. Ce qui veut dire, selon lui, que du fait de la non production du lait sénégalais par le TEC, les entreprises vont délaisser ce produit au profit du lait européen. A ce titre, M. Sagna redoute le transfert des 600 suicides d’éleveurs français au Sénégal.
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