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Occupation anarchique: Les voies publiques devenues des garages pour mécaniciens
Publié le lundi 3 octobre 2016  |  Sud Quotidien




De Dakar-Plateau à Fass, en passant par la Médina, les voies publiques sont occupées de manière anarchique. Les mécaniciens ne se font pas prier pour transformer ces espaces en garage mécanique. Les autorités municipales et étatiques laisse faire et ce laxisme favorise la dégradation de l’environnement.

Les mécaniciens qui n'ont pas d'atelier utilisent les trottoirs des quartiers pour mener leurs activités. Ils occupent ces petits espaces pour gagner leur vie avec tous les risques que cela comporte.

Originaire de Mbacké Baol, Adama Faye est mécanicien, il s’est installé sur le trottoir depuis 2009. «Je sais que je suis sur la voie publique et parfois il y'a des gens qui viennent me le rappeler. Mais, on n'a pas le choix. On aimerait bien avoir un lieu plus grand pour travailler tranquillement sans déranger personne. Nous savons que nous dérangeons les riverains et les passagers. Seulement, nous n’avons pas de solution pour le moment », dit-il.

Moussa Gningue trouvé aux alentours du Canal 4 abonde dans le même sens : «je suis là depuis quelques mois. Le rêve de toute personne qui travaille dans ces conditions, est d’avoir, un jour, une place bien aménagée et non de squatter des trottoirs. Si nous sommes là, c'est parce qu'on n'a pas les moyens de trouver une place ». Et d’ajouter : «nous prions chaque jour le bon Dieu, de trouver u lieu où nous pourrons travailler tranquillement». Il est conscient que les «squatteurs» sont dans une situation précaire, puisqu’ils peuvent être déguerpis du jour au lendemain.

En effet le mécanicien Aliou Fall installé sur la rue 31 à la Médina depuis 2013 estime qu'il est sur le trottoir malgré lui. «Nous ne sommes que des débrouillards pour le moment. C'est pourquoi on a choisi d'aménager ici avant de trouver des moyens pour ouvrir un atelier mécanique. Nous sommes conscients que nous occupons la voie publique. Il arrive qu’on gare des voitures à réparer sur la chaussé et dans ce cas, quand deux voitures se croisent l'un est obligé de s'arrêter pour céder le passage à l'autre, cela nous fait de la peine. Il faut prier pour nous, pour que l'État nous vienne en aide aux ouvriers».

Et d’ajouter : «Notre souhait est que l'État affecte aux mécaniciens des espaces où ils pourront mener tranquillement leurs activités sans déranger personne et sans être dérangés. Comme vous le constatez, il y a toujours des déguerpissements de mécaniciens. Le dernier en date c’est avec le maire Barthélémy Dias. Le problème est récurrent ici à Dakar », se désole-t-il.
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