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Dépollution de la Casamance: La reprise du déminage prévue à partir du 03 octobre prochain
Publié le vendredi 30 septembre 2016  |  Enquête Plus




Selon des sources proches du dossier, le processus de dépollution de la Casamance va reprendre son cours normal, après près de trois (03) ans d’arrêt.

Entamé en 2008, le déminage humanitaire en Casamance s’est arrêté net, le vendredi 03 mai 2013. Date à laquelle 12 démineurs de la société sud-africaine Méchem avaient été enlevés à Nyassia, à une vingtaine de kilomètres de Ziguinchor. Ces démineurs qui opéraient sur le site de Kaïlou avaient, selon le Commandant en chef du Front Sud du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), César Atoute Badiate, et ses hommes, « franchi la ligne rouge. » Depuis, seule une zone située le long de la Route Nationale 06 (RN6) en cours de réhabilitation a fait l’objet d’un agrément entre le Front Sud et l’Etat. Cet agrément a ainsi permis à Méchem de procéder à des enquêtes techniques - étape du déminage humanitaire qui consiste à détecter, à l’aide d’outils techniques, la présence ou non de mines pour ensuite procéder à leur enlèvement/destruction - afin de sécuriser des carrières et des dalots de ce projet.

A en croire Chris Natale, l’ancien Directeur national de l’organisation norvégienne Norwegian People’s Aid (NPA) qui opérait en Casamance, avant de se retirer, c’est cette « absence totale de stratégie de déminage à moyen et long terme » qui a poussé l’Union Européenne (UE) à ne pas renouveler son financement pour des projets de dépollution en Casamance. De l’avis de nos sources, ce processus va reprendre son cours normal à partir du 03 octobre 2016, sur financement (le montant n’a pas été révélé) de l’Etat du Sénégal. Selon toujours nos sources, les équipes de déminage composées pour l’essentiel des douze (12) démineurs enlevés par « Atika » suivent, depuis quelques semaines, des séances de recyclage sur les périmètres de l’ISRA, à la périphérie de Ziguinchor. Une information confirmée par l’un d’entre eux visiblement heureux de retrouver du « boulot ». Même si la zone à dépolluer n’a pas été déterminée par nos sources, il faut souligner qu’au début de l’année 2015, le Front Sud avait montré des signes de détente par rapport à son opposition au déminage dans certaines zones qui accueillent le retour de réfugiés.

Coup d’arrêt

Etaient concernés au moins 7 villages et une piste dans la zone comprise entre le sud de Nyassia et la frontière bissau-guinéenne. Les avancées positives de ces pourparlers avaient même conduit à des propositions d’élaboration de stratégies de relance des opérations de déminage dans la zone concernée, en concertation avec le Front Sud. Cette localité devait être une sorte de zone test, préalable à un retour à la normale de la poursuite du déminage et ce, à la demande des communautés de l’arrondissement de Nyassia dont des représentants s’étaient constitués en groupe de négociation. Malheureusement, cette dynamique positive a brusquement été interrompue par les événements survenus le 12 avril 2015 à Emaï dans le département d’Oussouye, entre l’armée et des combattants du Front Sud du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC).
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