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Taux brut de préscolarisation estimé à 22 % en Afrique : Le Sénégal affiche 16,8%
Publié le samedi 27 aout 2016  |  Le Quotidien
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© aDakar.com par DF
Concours général: Le ministre de l`éducation nationale fait le point sur le palmarès
Dakar, le 1er Juillet 2016 - Le ministre de l`éducation nationale, serigne Mbaye Thiam, a fait le point sur le palmarès 2016 du concours général. Les résultats enregistrés sont les meilleurs depuis 2009.




Le Sénégal affiche un taux brut de préscolarisation de 16,8%. Il est jugé faible pour le Réseau national des acteurs pour le développement de la petite enfance (Renadpe). Les membres du Renad­pe demandent à Macky Sall de prendre les mesures idoines pour généraliser la prise en charge de la petite enfance pour booster le taux et permettre à tous les enfants un accès aux services de qualité de la petite enfance.



Le Sénégal est très en retard en ce qui concerne l’accès des enfants à la préscolaire. «Le taux brut de préscolarisation (Tbps) est seulement de 16,8% alors que la moyenne africaine est de 22%», rapporte Ndahirou Mbaye, président du Réseau national des acteurs pour le développement de la petite enfance. Suffisant pour que le Renadpe lance un appel «pressant» au président de la République pour que des mesures plus hardies soient prises en vue de la matérialisation des décisions issues du Conseil présidentiel sur les conclusions des Assises de l’éducation et de la formation. Le Renadpe, qui faisait une évaluation sur la situation du développement de la petite enfance, a surtout insisté sur la décision n°2 qui porte sur la généralisation de la prise en charge de la petite enfance, qui selon les acteurs, constitue une avancée. Citant le rapport annuel 2015 de la Direction de la planification et de la réforme de l’éducation (Dpre), M. Mbaye indique que la demande potentielle d’éducation préscolaire constituée par les enfants âgés de 3 à 5 ans est estimée à 1 239 925 enfants en 2015, avec une légère domination des filles (51,5%). En termes d’offres, seuls 269 370 enfants sont dans les structures recensées. «Ce qui laisse voir un gap de 10 784 structures à combler si l’on veut faire justice à ces tout-petits», raconte Ndahirou Mbaye. Pourtant, notent les acteurs, les données de la neuroscience attestent que les 6 premières années de la vie, particulièrement les 3 premières sont primordiales pour la formation de l’intelligence, de la personnalité du comportement en société. «Il est donc plus efficace et moins coûteux d’assurer des conditions favorables au développement des jeunes enfants que de tenter de remédier aux conséquences qui découlent d’une enfance difficile», estime le président du Renadpe. Sur 1 239 925 enfants seuls 269 370 fréque­ntent la préscolaire Revenant sur les prévisions de l’Etat en matière de prise en charge de la petite enfance, le Renadpe trouve peu ambitieux les objectifs contenus dans le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence dans le secteur de l’éducation et de la formation qui voudrait avoir un taux brut de préscolarisation (Tbps) de 50% en 2025 au moment où note le président du Renadpe, des pays de l’Afrique de l’Ouest ont atteint 85% voire 100%. Il n’y a pas que cela. Les membres du Renadpe ont souhaité voir le budget alloué à la petite enfance (Ndlr : moins de 1%) porté à la hausse. «On a l’impression que les pouvoirs publics n’ont pas pris l’exacte mesure de la situation et n’apportent pas les solutions idoines», souligne M. Mbaye. Or, rappelle-t-il, «les investissements sur la petite enfance ont un taux de retour beaucoup plus élevé que chez les adultes.» A ces problèmes, il faut ajouter le manque de formation. «L’es­sentiel des acteurs communautaires demeure sans formation adéquate», note l’activiste. Revenant sur les crèches qui pullulent à Dakar, les membres de la société civile dénoncent l’absence d’un cadre réglementaire. Ils invitent l’Etat à regarder de près ce qui se passe dans ces crèches. «Il est important dans la mesure où dans ces crèches, nous avons des enfants de moins de 3 ans qui sont extrêmement vulnérables. Il faudrait qu’on sache les compétences dont dispose le personnel et l’environnement dans lequel ces enfants évoluent et de leur faire éviter des carences affectives qui peuvent avoir dans le long terme des conséquences fâcheuses pour ces enfants», prévient l’activiste.
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