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Revue du Code électoral : L’opposition fait bloc
Publié le samedi 18 juin 2016  |  Le Quotidien
Macky
© Présidence par DR
Macky Sall donne le coup d`envoi du dialogue national
Dakar, le 28 mai 2016 - Le président de la République Macky Sall a donné le coup d`envoi du dialogue national. Il a lieu au palais de la République. Photo: Oumar Sarr, coordonnateur national du Pds




Après avoir bloqué le début des travaux sur la revue du Code électoral mardi, l’opposition a pu trouver hier un consensus sur la liste unique de ses 15 représentants. Un dégel rendu possible par l’attitude de l’Entente des forces de l’opposition (Efop) qui a accepté d’avoir 5 plénipotentiaires laissant les 10 à la coalition Gor ca wax ja.

La couleur blanche de son boubou présageait d’une journée calme, paisible et sereine. Le ministre de l’Intérieur livre la nouvelle : «Finalement l’opposition, qui avait beaucoup de difficultés pour avoir une liste unique, a pu trouver une solution.» L’ambiance est décontractée. Abdoulaye Daouda Diallo est applaudi. Il est 10h 25 à la salle de réunion de la Direction générale des élections. Après des jours de négociations, les deux pôles de l’opposition ont pu trouver un compromis sur les 15 plénipotentiaires qui doivent les représenter dans les travaux sur la revue du Code électoral. Une situation qui avait retardé le début des travaux de commission, mardi. Ce n’est qu’hier matin que la coalition Gor ca wax ja et l’Entente des forces de l’opposition (Efop) se sont entendues.
Finalement, l’Efop, qui rassemble près de 15 partis dont celui de Modou Diagne Fada, Souleymane Ndéné Ndiaye, Aliou Sow, entre autres, a accepté les 5 plénipotentiaires qu’il avait rejeté la veille. «Notre coalition a décidé d’accepter les 5 plénipotentiaires qui ont été rajoutés par le ministère de l’Intérieur», a déclaré Moctar Sourang, mandataire de l’Efop, lors d’un point de presse improvisé dans la cour de la Direction générale des élections. C’était avant le début des travaux. Cette position évite ainsi aux deux pôles qui avaient l’intention de présenter chacun une liste, l’arbitrage du ministre de l’In­térieur. «Nous ne saurions accepter l’arbitrage du pouvoir», tonne M. Sourang.

«Il est temps que cesse la dictature des partis dits «grands»
Par ailleurs, l’Efop n’a pas manqué de fustiger l’attitude des membres de la coalition regroupant le Pds, Rewmi, Bokk gis gis et autres. «Il est temps que cesse la dictature des partis dit «grands». Nous considérons qu’il n’y a pas de grand parti. Il s’agit de faire la revue du Code électoral et qui concerne tous les partis politiques. Le ministre de l’Intérieur a convoqué tous les partis pour fixer les règles du jeu en termes d’organisation d’élections transparentes. De ce point de vue, il ne s’agit pas d’être grand ou petit. C’est pourquoi nous avons refusé des critères de représentativité», fulmine M. Sourang.
Dans l’autre camp, on préfère retenir la «victoire de l’unité de l’opposition sur une question d’enjeu national». «Qu’il y ait 2, 3 ou 4 pôles, ce n’est pas le plus important. Ce qui est important, c’est que lorsque des questions d’intérêt national sont soulevées, qu’on puisse se retrouver pour tenir le même langage pour défendre les populations. C’est ce qui s’est fait aujourd’hui», souligne Dethié Fall vice-président de Rewmi. Dans cette atmosphère, le dialogue sur la revue du Code électoral peut démarrer.
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