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Sénégal-Niger - Duel pour la présidence de l’Uemoa : Macky déchire le protocole de Cotonou - Hadjibou reste à son poste jusqu’à la fin de l’année
Publié le mardi 7 juin 2016  |  Le Quotidien
Sommets
© Présidence par DR
Sommets de la CEDEAO et de l`UEMOA: Arrivée du président du Niger à Dakar
Dakar, le 4 juin 2016 - Le président de la République a accueilli son homologue nigérien à l`Aéroport LSS de Dakar. Le président Mouhamadou Issoufou prendra part aux Sommets de la CEDEAO et de l`UEMOA.




Cheikh Hadjibou Soumaré devait céder hier le fauteuil de président de la Commission de l’Uemoa au Niger comme convenu à Cotonou en novembre dernier. Mais les exigences du Président nigérien ont retourné les autorités sénégalaises qui n’ont pas voulu avaler une deuxième pilule.

Le coup final devait être porté à Dakar. Cheikh Hadjibou Soumaré devait céder son fauteuil de président de la Commission de l’Uemoa au représentant désigné du Niger hier lors de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Mais l’ex-Premier ministre de Abdoulaye Wade garde son poste jusqu’au prochain sommet de l’organisation sous-régionale.
Dans le huis clos des chefs d’Etat, le Président nigérien a voulu flouer le Sénégal en revenant sur une partie des termes du Protocole de Cotonou signé le 8 novembre 2015, lors de la 19ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union. Lequel avait prorogé de 6 mois le mandat du président de la Commission de l’Uemoa. En contrepartie, le Prési­dent Mahamadou Issoufou avait accepté de céder le poste de Vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en prenant la présidence de la Commission de l’Uemoa occupée par le Sénégal. Il avait mis sur la table un document signé par Me Wade qui accepte de céder la direction de l‘institution au Niger au nom d’un principe de rotation dont il est l’unique théoricien. Mis devant le fait accompli, Macky Sall avait accepté d’entériner cet engagement de son prédécesseur en obtenant au change le poste de Vice-gouverneur de la Bceao.
Aujourd’hui, le deal a capoté à cause de l’appétit gargantuesque de Mahamadou Issoufou qui a voulu récupérer la présidence de l’Uemoa et garder aussi le poste de Vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Face à cette violation de l’entente tacite, Dakar qui n’est plus dans une position fragile n’a pas voulu céder son fauteuil à l’image des autres pays. Si le Sénégal avait accepté encore de faire plaisir au Niger, il allait se retrouver sans poste au niveau des instances de l’espace sous-régional alors qu’il est la deuxième puissance économique de l’Uemoa. En définitive, les autorités n’ont pas accepté de courber l’échine une deuxième fois. Par conséquent, l‘intérim de Cheikh A. Soumaré se poursuit à la tête de la Commission de l’Uemoa.
Le miraculé est venu lui-même annoncer la nouvelle. Il précise qu’elle a été prise par les chefs d’Etat qui souhaitent ainsi qu’il reste à son poste jusqu’à la rationalisation des organes de l’union. M. Soumaré répète les termes du communiqué final de la réunion des chefs d’Etat. Il révèle que la Conférence a examiné les conclusions des études initiées à sa demande par la Commission sur la rationalisation des organes de l’union et sur le Prélèvement communautaire de solidarité (Pcs), a donné des instructions au Conseil des ministres d’approfondir la réflexion sur ces études en vue de lui soumettre des propositions concrètes sur les décisions à prendre et a demandé à la commission de prendre d’ores et déjà des mesures de réduction des charges de l’Union. En raison de la décision prise de demander au Conseil des ministres d’approfondir les études sur la rationalisation et le Pcs, explique l’organisation, la conférence a décidé de renvoyer l’examen des projets d’Actes inscrits à son ordre du jour à sa prochaine session. En langage diplomatique, il s’agit des raisons qui ont bloqué la succession de M. Soumaré qui peut continuer à compter sur sa belle étoile qui l’a placé à la tête de l’institution de façon hasardeuse.
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