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Après la sortie de Niasse : Ousmane Sonko revient à la charge
Publié le jeudi 26 mai 2016  |  Le Quotidien
Christine
© aDakar.com
Christine Lagarde a tenu un discours devant la Représentation Nationale
Dakar, le 30 Janvier 2015 - La Directrice Générale du Fonds Monétaire International s`est adressée aux députés Sénégalais. Christine Lagarde a été reçue à l`Assemblée nationale par le président Moustapha Niass.




Ousmane Sonko persiste et signe que les députés ne reversent pas les impôts sur leurs salaires. Au lendemain du démenti de l’Assemblée nationale, le leader de Pastef a relevé des «omissions» et des «aveux» dans le communiqué publié par Moustapha Niasse et ses services.

Après la sortie de l’Assemblée nationale qui trouve «inapproprié et injustifié d’affirmer que les députés ne paient pas leurs impôts», Ousmane Sonko est
revenu à la charge. En conférence de presse hier, le leader de Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a ainsi relevé dans le
communiqué des services de Moustapha Niasse plusieurs «incohérences» et «omissions». Il estime que dire que l’Assemblée doit reverser 120 millions par an, soit 10 millions par mois, est «anachronique».
«Les dépenses du personnel de l’Assemblée remontent à 8 milliards 600 millions, plus de la moitié du budget de l’Assemblée. Comment avec des charges de 8 milliards 600 millions n’avoir que 120 millions à reverser en guise d’impôts ?», s’est interrogé M. Sonko. Cela équivaut, de son point de vue, à un taux marginal d’imposition de 0,38%. «Ça ne se passe pas comme cela. Dans sa déclaration, le président Moustapha Niasse n’a pas tout dit.
L’Assemblée à un personnel pléthorique. Il y a les députés et l’administration. Si le cumul est fait, je suis sûr que l’Assemblée dépasse 120 millions, probablement 500 millions de reversement par année rien qu’au titre de la retenue sur les salaires», ajoute l’inspecteur des impôts.
Pour ce qui est du passif fiscal de 120 millions évoqué dans le communiqué de Moustapha Niasse, Ousmane Sonko considère que c’est le «premier aveu
de l’incivisme fiscal» de l’institution.
Les services financiers de l’Assemblée reconnaissent encore qu’elle a reçu un ou des redressements fiscaux. Ce qui, selon le leader de Pastef, est «un autre aveu». «On ne redresse que ce qui est tordu. Il y a alors eu fraude fiscale», insiste-t-il. Pour ce qui est des 2 milliards 700 millions qu’il a avancés, et
que l’Assemblée juge exagérés, Ousmane Sonko enfonce le clou : «Connaissant comment fonctionne l’administration, je puis vous assurer que le montant est
plus important que ce qui a été avancé.»
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