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Sénégal : des horticulteurs sénégalais souhaitent exporter leurs mangues en Chine
Publié le jeudi 21 avril 2016  |  Xinhua




Des horticulteurs sénégalais, comme Amadou Ciré Ndiaye rencontré mercredi dans sa ferme à Noflaye, dans la commune de Sangalkam (Dakar), veulent exporter leurs mangues vers la Chine.

La ferme que ce jeune sénégalais dirige s'étend sur près de dix hectares. On y produit en plus des mangues, des pamplemousses, des oranges, des citrons, des goyaves, des grenades, des papayes et des noix de cajou.

Amadou Ciré Ndiaye bénéficie de l'appui technique et matériel de la mission agricole chinoise de Sangalkam, qui travaille avec lui depuis 2006.

"Les Chinois nous soutiennent en nous donnant des serres, des pesticides, etc. On a fait beaucoup de progrès dans l'amélioration de notre production depuis qu'on a commencé à travailler avec eux. Par exemple, avec le piment, la production augmente, parce qu'ils nous donnent de bons conseils. On a plus de gros rendements. On a également appris avec la mission chinoise de nouvelles techniques maraîchères", a-t-il témoigné.

Mais, au-delà de l'apport technique et matériel de cette mission chinoise, ce jeune sénégalais estime que le Sénégal doit être en mesure d'exporter ses mangues vers la Chine.

"Notre principale difficulté, c'est de trouver un marché pour écouler nos produits, surtout la mangue. Aujourd'hui, on souhaiterait exporter nos mangues vers la Chine. Parce qu'on a vraiment du mal à les écouler ici. On n'a pas d'unité de transformation et pendant la saison des pluies, on perd beaucoup de fruits", a-t-il indiqué.

Contrairement à Amadou Ciré Ndiaye, Diomaye Sarr, un autre maraîcher logé par la mission agricole chinoise, n'éprouve pas de difficultés pour écouler ses légumes.

"Nous avons une clientèle composée essentiellement de femmes qui reprennent nos produits pour ensuite les écouler dans les différents marchés de Dakar. Nous cultivons des oignons verts, de la salade, du navet, du poivre et les légumes chinois. Les légumes chinois sont aussi très prisés des Sénégalais. Ils n'hésitent pas à les acheter", s'est réjoui Diomaye Sarr, 44 ans.

Comme Ciré, ce maraîcher confie qu'il a vu son activité prospérer grâce à l'arrivée des Chinois à Sangalkam.
"Avant l'arrivée de la mission agricole chinoise, j'avais vraiment un faible revenu. C'est à leur arrivée que les missionnaires m'ont aidé pour que je puisse mettre en place ma propre ferme. C'est également la mission qui m'a logé avec ma famille", a-t-il dit.

Aujourd'hui, grâce à l'expertise chinoise, il est en mesure de faire de "bons plans", des plans avec un bon niveau qui permet d'irriguer toute la surface, sans qu'un côté du plan ne soit plus arrosé que l'autre. Une expérience que ce Sénégalais d'ethnie sérère partage avec ses proches.

"Nous recevons la visite de beaucoup de jeunes qui ont abandonné les études et qui viennent pour acquérir de l'expérience. Il arrive également que je me rende dans mon village (Ndoffane, dans la région de Thiès) pour partager mon savoir-faire avec les jeunes", a-t-il ajouté.

Pour Diomaye Sarr, l'arrivée de la mission chinoise dans la commune de Sangalkam est une idée "très pertinente" et une décision "salutaire".
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