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Arrêté samedi dernier et autorisé hier à rentrer chez lui: Darboe refuse le ‘’cadeau’’ de Jammeh
Publié le mercredi 20 avril 2016  |  Enquête Plus
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© Autre presse
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Yahya Jammeh tente de faire baisser la pression de l'opposition après l'arrestation samedi dernier d’Ousainou Darboe, le leader du parti United Democratic Party (UDP) dont les militants ont subi une féroce répression lorsqu'ils réclamaient la dépouille de l’opposant Solo Sandeng, le responsable des jeunesses de leur formation politique mort en détention, vendredi dernier.

Ce lundi matin, Ousainou Darboe a été libéré par le commissaire de la police d'intervention de Kanifing qui lui a demandé de rentrer chez lui. Refus catégorique du leader de l'UDP qui a posé comme condition la libération sans condition de tous ses militants et de tous les manifestants arrêtés jeudi 14 et samedi 16 avril dernier. Une requête que ne pouvait honorer le haut gradé de la police gambienne qui agit sous les ordres du Président gambien.

Devant le refus d’Ousainou Darboe de rentrer chez lui, le leader de l'UDP a été conduit directement à la prison Mile Two de Banjul où il va rejoindre certains de ses militants, puisque qu'il y a encore des manifestants dont le lieu de détention reste inconnu. Dans un communiqué publié par l'Etat-major de son parti, l'UDP déclare que "cette offre de libération de Ousainou Darboe a été rejetée sans équivoque puisqu'étant immorale et répugnante". L'UDP qui continue de faire monter la pression demande au régime de Yahya Jammeh "la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, une enquête indépendante, approfondie et complète sur la violence et la terreur perpétrée par des agents de l'Etat contre des civils innocents et non armés".

A signaler que le barreau gambien a manifesté sa solidarité à Ousainou Darboe qui l'a jadis dirigé. Une délégation s'est rendue à son domicile où se trouvaient des leaders d'autres partis de l'opposition. La rumeur ayant vite couru sur l'éventualité d'une nouvelle manifestation, les forces de l'ordre ont quadrillé toutes les grandes artères de Serrekunda.

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