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Sortie de Macky sur "le syndicalisme qui serait en train de détruire les bases des universités africaines": Les syndicats apportent la réplique
Publié le mercredi 16 mars 2016  |  Sud Quotidien
Ucad:
© aDakar.com par MBN
Ucad: Le SAES et les étudiants ont participé à une procession silencieuse à la mémoire de Bassirou Faye
Dakar, le 21 Août 2014- Une semaine après la mort de l`étudiant Bassirou Faye à l`université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Syndicat Autonome de l`Enseignement Supérieur (SAES) a organisé une procession silencieuse à la mémoire du défunt étudiant. Ce Rassemblement a été l`occasion pour étudiants professeurs et syndicalistes de plaider pour une Université sans violence.




Et si la sortie du chef de l’Etat, Macky Sall, le week-end, soutenant que « le syndicalisme est en train de détruire les bases des universités africaines », était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Les syndicats de tous les ordres y voient une provocation dans un contexte marqué par des grèves. Le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur invite Macky Sall sur le terrain des engagements pris par son gouvernement. Pendant ce temps, le Grand cadre des syndicats d’enseignants de Mamadou Lamine Dianté exhorte l’autorité à avoir le courage d’affronter ces problèmes et y apporter des réponses. Abdou Faty de l’autre Gcse a, pour sa part, indiqué que ce sont «les mensonges d’Etat qui détruisent les bases des universités ».

Yankhoba Seydi, coordinateur du Saes de Dakar : «Il est passé à côté»

« (…) Il est passé à côté. Nous ne l’invitons pas sur du syndicalisme. Nous voulons qu’il se prononce sur les points qui ont fait l’objet de protocole d’accords du gouvernement, sur lesquels lui-même a pris des engagements. Il n’a rien à nous apprendre sur le syndicalisme. C’est dommage parce que c’est la parole présidentielle, première institution du pays. Il n’avait pas besoin de cela. Qu’il nous évite à lui faire un rappel historique qu’il a fallu une grève des étudiants pour qu’il bénéficie d’une bourse. Ses conditions sociales n’étaient pas de nature à assurer quelque chose de prometteur. Ce syndicalisme qu’il déchire lui a permis d’avoir ce qu’il a aujourd’hui. C’est un manque de reconnaissance. Il est passé à côté. On l’invite pas à nous faire un cours sur le syndicalisme. La parole présidentielle doit être sacrée. Les travailleurs l’interpellent sur les accords que le gouvernement a signés »

Mamadou Lamine Dianté, coordinateur du GCSE : «Les problèmes des universités africaines sont les conditions de travail, les effectifs pléthoriques»

«Ce n’est pas surprenant venant de M. Macky Sall, mais pas en tant que président de la République. Il devient coutumier des faits. Ce qui montre une fuite en avant de l’autorité. Quand on considère le syndicalisme comme étant des perturbateurs du système éducatif, ça cache mal l’état d’esprit d’accaparement de toutes ses prérogatives. Quand il y a des perturbations dans les enseignements-apprentissages dans tous les ordres d’enseignements, cela suppose qu’il y a des problèmes. L’autorité devait avoir le courage d’affronter ces problèmes et y apporter des réponses, plutôt de jeter en pâture les honnêtes citoyens qui ont tort d’avoir posé des revendications. Les problèmes des universités africaines sont tout autre. Ce sont d’abord les conditions de travail, sociales. Les effectifs pléthoriques. Les problèmes d’orientation des étudiants en fonction de leurs profils d’entrée. Voilà les véritables problèmes de l’université africaine »

Abdou Faty du Gcse : «Ce qui détruit les bases des universités, ce sont les mensonges d’Etat»

«Ce qui détruit fondamentalement les bases universités, ce sont les mensonges d’Etat. Ce sont également des institutions qui s’engagent devant le peuple sans respecter les engagements. C’est un Président qui donne sa parole sans le matérialiser. Ce qui montre que les universités et les écoles ne sont pas érigées en priorité. Ce qui sape les fondements de notre société, des universités et de l’administration »
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